Deux films d'horreur, Backrooms et Obsession, connaissent un succès retentissant auprès du public et de la critique. Ces œuvres, aux esthétiques radicalement différentes, captivent par leur capacité à explorer les angoisses contemporaines.
Backrooms : l'horreur liminale
Backrooms s'inspire du célèbre creepypasta, ces espaces infinis de bureaux jaunâtres. Le film plonge le spectateur dans un labyrinthe oppressant où le temps et l'espace se distordent. Le réalisateur, Kane Parsons, utilise une esthétique lo-fi et une ambiance sonore anxiogène pour créer une expérience immersive. Le succès est immédiat : le film a rapporté plus de 10 millions de dollars pour un budget modeste.
Une critique unanime
Les critiques saluent Backrooms pour sa capacité à renouveler le genre. Variety le décrit comme "une plongée dans l'inconnu qui hante longtemps après le visionnage". Le film est également plébiscité pour son utilisation intelligente des liminal spaces, ces lieux transitionnels qui génèrent un malaise diffus.
Obsession : la peur du double
De son côté, Obsession explore la thématique du doppelgänger. Réalisé par Alex Garland, le film met en scène une femme confrontée à son double malveillant. Le récit, tendu et psychologique, interroge l'identité et la paranoïa. Avec des acteurs de renom, le film a déjà engrangé 15 millions de dollars au box-office.
Un succès public
Le public est conquis par la performance des acteurs et la mise en scène élégante. Obsession est qualifié de "thriller horrifique haletant" par Le Monde. Le film se distingue par sa bande-son envoûtante et ses effets visuels subtils.
Deux visions de l'horreur moderne
Ces deux films illustrent la vitalité du genre horrifique. Backrooms mise sur l'ambiance et le concept, tandis qu'Obsession privilégie le drame psychologique. Leur succès montre que le public est avide d'histoires originales qui reflètent les peurs de notre époque : l'isolement, la perte de repères, l'identité fragmentée.



