«Bonjour, je m’appelle…» : les groupes de parole de Terreur Graphique
Les groupes de parole de Terreur Graphique

Dans sa nouvelle bande dessinée intitulée Bonjour, je m’appelle…, l’auteur Terreur Graphique explore le fonctionnement des groupes de parole dédiés aux victimes de violences sexistes et sexuelles. L’ouvrage, publié aux Éditions Delcourt, se présente comme une immersion dans ces espaces souvent méconnus du grand public.

Une plongée dans l’intimité des groupes de parole

Terreur Graphique, de son vrai nom Thierry Guitard, est connu pour ses œuvres engagées. Cette fois-ci, il s’attaque à un sujet sensible : les groupes de parole où des personnes, majoritairement des femmes, viennent partager leurs expériences traumatiques liées au patriarcat et à la culture du viol. L’auteur a assisté à plusieurs séances de ces groupes pour en restituer la dynamique avec fidélité.

Le livre alterne entre des scènes de groupe et des moments plus personnels, montrant les difficultés des participants à verbaliser leur souffrance. « J’ai voulu montrer que ces groupes ne sont pas des lieux de plainte, mais de reconstruction », explique l’auteur dans une interview.

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Un travail documentaire rigoureux

Pour écrire cette BD, Terreur Graphique a mené un travail de recherche approfondi. Il a rencontré des psychologues spécialisés et des animatrices de groupes de parole. Le dessin en noir et blanc, sobre et précis, renforce l’intensité des témoignages. Les personnages sont croqués avec une grande sensibilité, évitant tout misérabilisme.

L’ouvrage aborde également les mécanismes de la honte et de la culpabilité qui empêchent souvent les victimes de parler. « Le groupe permet de briser l’isolement et de normaliser ce qu’on a vécu », souligne une participante dans le livre.

Un outil pédagogique et militant

Au-delà de la simple narration, Bonjour, je m’appelle… se veut un outil de sensibilisation. Il explique les règles de ces groupes, comme la confidentialité et le non-jugement. Terreur Graphique espère que cette BD pourra aider les lecteurs à mieux comprendre l’importance de ces espaces de parole.

L’auteur ne cache pas son engagement féministe. « Le patriarcat est un système violent qui doit être déconstruit. Les groupes de parole sont une arme de résistance », affirme-t-il. Le livre inclut également une préface d’une psychologue clinicienne spécialisée dans les violences sexuelles.

Une réception critique positive

Dès sa sortie, l’ouvrage a été salué par la critique pour sa justesse et son humanité. Libération souligne « la puissance évocatrice du trait de Terreur Graphique, qui parvient à retranscrire l’indicible ». La BD est disponible en librairie depuis le 30 mai 2025.

En conclusion, Bonjour, je m’appelle… est une œuvre nécessaire qui lève le voile sur des pratiques thérapeutiques encore trop méconnues, tout en participant à la lutte contre les violences sexistes.

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