La compagnie Bitume sauvage, implantée au Vigan, poursuit son travail de création autour du pastoralisme cévenol avec le projet Transhumance mout’mout’. Après une année de rencontres avec éleveurs, bergers, chercheurs et acteurs du territoire, le projet vient de franchir une nouvelle étape avec une résidence à la Filature du Mazel, consacrée notamment au travail dramaturgique et à la mise en espace.
Une résidence au cœur du paysage cévenol
La résidence à la Filature du Mazel a permis à l’équipe de travailler sur l’écriture et la scénographie du spectacle. Une présentation d’étape a ensuite été proposée au public au col du Pas, sous la forme d’une balade spectacle. Cette démarche correspond à l’esprit du projet, dans lequel le paysage cévenol devient un véritable élément de l’écriture et de la représentation.
Le projet Transhumance mout’mout’ est imaginé et écrit par Cécile Steinlin, metteuse en scène, autrice et comédienne, également artiste associée des Transes cévenoles. Lauréat du dispositif « Écrire pour la rue » de la SACD/DGCA en 2025, il est né d’une longue immersion dans le monde de l’élevage.
Une immersion dans le quotidien des éleveurs
Cécile Steinlin a notamment suivi des bergers dans leur quotidien et travaillé auprès d’éleveurs de l’Aigoual, tout en multipliant les rencontres avec des professionnels et des spécialistes du pastoralisme. Cette expérience constitue la matière première du spectacle. L’artiste souhaite dépasser les représentations parfois idéalisées ou, à l’inverse, critiques du monde pastoral, pour faire entendre la diversité des expériences et des rapports au territoire.
Au fil de cette immersion, elle a partagé des moments du quotidien des éleveurs : soins aux animaux, conduite des troupeaux, nuits en cabane de berger ou encore repas partagés.
Un spectacle en plein air pour le public familial
La future création prendra la forme d’un spectacle en plein air, potentiellement précédé d’une marche ou d’une randonnée. Le public découvrira une histoire directement inscrite dans le paysage, où textes, mouvements, masques et éléments scénographiques dialogueront avec l’environnement. La compagnie souhaite proposer une forme accessible au public familial, capable de faire découvrir une réalité rurale parfois méconnue.
La résidence à la Filature du Mazel constitue une nouvelle étape avant la poursuite du travail. En septembre, l’équipe retrouvera le dispositif « Chemins de traverse » pour une semaine de répétitions et une nouvelle sortie de résidence.



