Le temps d'une journée, la Pescalune a pris des accents andalous ce dimanche 20 juillet 2026, pour son dernier acte. Dès 9 h 30, la messe sévillane a rassemblé une église Notre-Dame-du-Lac comble malgré la chaleur étouffante. Accompagnée d'une chorale chantant en espagnol, la célébration était dirigée par le prêtre, devant de nombreuses personnes vêtues à l'andalouse. À l'issue de la messe, la vierge d'El Rocío a été exposée au public, avant le départ du défilé aux alentours de 10 h 30. À l'extérieur, les chevaux du collectif Passion Cartujano attendaient le départ.
Un défilé haut en couleurs
Les danseuses d'El Sol de España et du Cercle Andalou ont apporté une touche de couleur à cette cérémonie devenue un rendez-vous incontournable. « Chaque année, on participe à la messe sévillane. Ce que j'aime, c'est la culture », confie Maguelone, membre d'un groupe de danseuses. Sans avoir d'origines espagnoles, elle se dit attachée à ces traditions qu'elle pratique tout au long de l'année au sein de l'association Alma Sevillana.
Musique et traditions équestres
À la sortie de l'église, les musiciens ont pris le relais. Guitare à la main, Jessica accompagnait le cortège jusqu'au parc Jean-Hugo. « En France, il y a beaucoup de traditions qui ressemblent à celles de l'Espagne. Ça rajoute un plus à notre culture », souligne-t-elle avant de lancer les premières notes du défilé andalou. Vers 12 h 30, la cabestria a prolongé cette immersion ibérique. Cette tradition hispanique consiste à faire traverser des bœufs portugais dressés, guidés par des gardians, sur un aller-retour rappelant l'abrivado et la bandido enchaînées. De quoi tromper quelques spectateurs, persuadés d'assister à une abrivado. Mais cette démonstration, propre à la journée espagnole, illustrait surtout les nombreux ponts qui unissent les cultures hispaniques et camarguaises.



