Après Rennes et Paris, la chorégraphe Olivia Grandville va activer son Unité mobile d’action artistique (Umaa) du 27 au 31 mai 2026 à Surgères. Au programme : performances, sieste électronique et barre publique.
Un projet participatif qui rassemble
« Danser, c’est résister à la douleur. Ça enchante la vie. » À 54 ans, Florence, comme une vingtaine d’autres danseurs amateurs, ne regrette visiblement pas d’être venue. Elle collabore au projet participatif « Par ailleurs » proposé par la chorégraphe Olivia Grandville, à la tête du centre chorégraphique national Mille Plateaux (CCN) de La Rochelle.
Pendant trois week-ends, dans une salle du lycée général de Surgères, la quinquagénaire, animatrice dans la vie, va danser pour le simple plaisir de s’exercer et de travailler avec un collectif. Zouzou, clown et comédienne, a quitté son coin de campagne pour « bouger son corps ». L’exercice ne semble pas facile pour elle. La musique électro n’est pas son élément mais elle s’accroche.
« Bougez votre bassin, sentez le groupe autour de vous, faites de vrais gestes comme si vous étiez dans une soirée », lancent les danseuses Elsy Robert et Carla Piot, en charge ce jour-là de la formation. Le groupe s’exécute, balance les bras, tourne, expérimente des mouvements, tantôt concentré tantôt en lâcher prise.
« Les gens ont envie de danser et de participer à des projets qui les rassemblent »
« C’est très joyeux à faire. Les gens ont envie de danser et de participer à des projets qui les rassemblent. C’est aussi pour nous, professionnels, l’occasion de montrer notre travail, ce que c’est que la danse, comment on s’empare de nos corps, de parler de santé personnelle », résume Olivia Grandville qui aime depuis longtemps faire danser les amateurs.
Cinq jours à Surgères
L’atelier du week-end s’inscrit dans un projet plus vaste qui a pris vie depuis quelques mois sur le territoire de Surgères, 6 800 habitants, à une trentaine de kilomètres de La Rochelle et de Rochefort. Clou du projet : l’activation de l’Unité mobile d’action artistique (Umaa pour les initiés) du 27 au 31 mai 2026, à laquelle participeront plus de 250 élèves des écoles primaires.
Après Paris, Rennes ou encore Lausanne en Suisse, la chorégraphe poursuit son idée d’inventer des nouvelles règles du jeu et de multiplier les rencontres avec le public. Voilà donc la grande bulle gonflable qui sera déployée toute la semaine dans le parc du Château, à l’occasion des 100 ans du Palace. Entre campement et refuge, l’Umaa est tout à la fois « un lieu d’accueil et de transformation sensible de l’acte artistique ».
À l’invitation du centre national chorégraphique Mille Plateaux de La Rochelle, une vingtaine d’amateurs se sont retrouvés pour danser pendant trois week-ends à Surgères. Au programme : des performances dansées, une sieste électronique, une lecture audio, un dance floor, une barre publique… Soit une trentaine de rendez-vous pour pratiquer la danse dans tous ses états et surtout à chacun son rythme ou son niveau. « Nos danseurs amateurs se produiront, quant à eux, le samedi à 14 heures et dimanche à 13 heures. »
L’exposition « 24 Mouvements/seconde, la danse à l’épreuve de la caméra », qui présente une sélection de films de danse du début du XXe siècle aux publications sur les réseaux sociaux, sera présentée au musée numérique Micro Folie du 16 mai au 4 juin.
Enfin preuve de l’implication du territoire, une dizaine de foyers se sont portés bénévoles pour héberger les membres de l’équipe artistique chez eux pendant l’activation de l’Umaa. Plus de renseignements sur www.milleplateauxlarochelle.com.



