Le 1er août, Manu Payet montera sur la scène du théâtre de Verdure à Ramatuelle pour y présenter son seul-en-scène Emmanuel 2. Cette date marque à la fois une première dans ce festival mythique et un au revoir : il s'agit de la dernière représentation du spectacle en France métropolitaine. L'humoriste, connu pour ses passages à la radio et au cinéma, se confie sur ce moment chargé d'émotion.
Une dernière représentation chargée de sens
« C'est hyper émouvant », confie Manu Payet. Après trois ans de tournée et plus de trois cents dates, il a décidé de mettre un terme à ce spectacle. « C'est une décision toujours difficile à prendre. Mais notre métier, c'est aussi savoir dire non. C'est aussi laisser grandir ses enfants, si l'on peut parler ainsi de ses textes. » Pour lui, il est temps de passer à autre chose et de se remettre au travail.
Le public a été au rendez-vous tout au long de ces trois années. « Il y a eu un vrai enthousiasme », se souvient-il. Et ce succès l'a poussé à écrire ce deuxième volume, moins attendu que le premier. « Je ne pensais pas qu'il serait accueilli comme ça, sans fausse modestie. »
Un spectacle qui a évolué avec le temps
Si la trame reste la même, Emmanuel 2 a connu des ajustements. « Le spectacle vivant porte bien son nom : il évolue, il vit. Parfois, on n'a plus très envie de faire certaines blagues, d'autres choses nous font moins rire. » Manu Payet intègre parfois des événements marquants ou des lieux spécifiques, comme le Festival de Ramatuelle.
Le temps qui passe est au cœur du spectacle. L'humoriste y aborde les problématiques de la quarantaine, son rôle de père, et partage des anecdotes personnelles, comme son passage par une clinique de fertilité. « Je reçois beaucoup de messages de gens qui rêvent d'avoir un enfant et qui n'y arrivent pas. Je raconte ce qui m'est arrivé, je ne mens pas. »
La scène, un lien unique avec le public
Manu Payet, qui a longtemps travaillé à la radio et au cinéma, a redécouvert la puissance de la scène. « Je me suis rendu compte qu'il n'y avait rien de plus fort que l'immédiateté de la scène, la puissance du moment présent. Ce rire de l'instant, vous ne le retrouvez ni à la radio ni au cinéma. » Il décrit ce moment partagé : « Quand tu es en train de jouer, tu vois les deux ou trois premiers rangs, tu vois ce qu'il se passe dans leurs yeux, ce que ça leur fait. Aucun autre médium ne t'offre ça. C'est ça, le cadeau. »
Pour lui, ce spectacle est une confidence au public. « Je confie quelque chose au public pour qu'il relativise une sale journée ou un moment difficile, et que les gens se disent : “On n'est pas les seuls.” » Il précise que ce n'est pas du stand-up pur : « Ce sont des moments drôles, touchants, émouvants. Je raconte notre histoire à travers la mienne. Je ne me moque de personne. »
Un clin d'œil aux souvenirs de jeunesse
Interrogé sur Laure Masson, son amour de jeunesse évoqué dans le spectacle, Manu Payet répond en riant : « Non, mais c'est une vraie dédicace, sincère, à toute cette époque et à toutes les Laure Masson. Quand je raconte ce moment, si vous voyiez les têtes des gars devant moi… Je vois la Laure Masson de chacun. Je les vois revenir en classe de troisième. C'est trop mignon. »
Le billet pour cette dernière représentation est affiché à 80 euros. Rendez-vous le 1er août à 21 h 30 au théâtre de Verdure de Ramatuelle pour un moment unique, où Manu Payet refermera ce chapitre de sa carrière scénique.



