Jazz en Uzège : un festival "incroyable pour un village" à Blauzac
Jazz en Uzège : un festival incroyable à Blauzac

Après un premier concert le 3 juillet à Saint-Maximin, le festival Jazz en Uzège a investi le village de Blauzac les 4 et 5 juillet pour deux jours de musique. Au programme : apéros jazz samedi et dimanche midi, suivis de deux concerts en soirée. Une cinquantaine de bénévoles de l'association Les soirées de Blauzac, présidée par Robert Frati secondé de son épouse Christine, ont organisé cinq événements musicaux avec pas moins de huit formations en trois jours.

Un festival bien rodé depuis douze ans

Le festival, qui se déroule sans fausse note depuis une douzaine d'années, mise sur des professionnels pour l'éclairage et la sono. Pendant l'entre-acte, une buvette est installée sur la place. Robert et Christine accueillent le public aux entrées et sorties des concerts, tandis que les bénévoles aident les personnes à mobilité réduite avant et après les représentations. Ils se chargent également de récupérer les musiciens dans les gares et aéroports et les hébergent chez eux, un accueil chaleureusement remercié chaque année.

Une programmation variée et des choix judicieux

Christine Frati explique le processus de sélection : « En septembre on prend des vacances et on se rend dans un village similaire au nôtre près de Colmar, qui organise le même genre de festival. Puis au mois d'octobre on commence à écouter des morceaux. Robert en sélectionne et nous les soumet. En décembre la programmation est arrêtée. Nous ne sommes pas toujours d'accord avec lui, mais il s'avère que ses choix sont au final toujours les bons ! »

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Des concerts mémorables

Samedi soir, le jazz vintage de La Belle Époque a ouvert la soirée, suivi de Holy Bounce Orchestra et son big band swing énergique. Le public debout a ovationné la prestation, et le pianiste a confié au micro : « Je venais à Blauzac en mobylette quand j'étais jeune car je vivais à Sainte-Anastasie, et je salue mon premier professeur de piano qui est dans la salle ! »

Dimanche, Pretty Old Saoul a livré un beau jazz crooner américain des années 1950 en première partie, avant le choix audacieux de Nirek Mokar et ses Boogie Messengers. Véritable tornade musicale aux accents pop, le groupe a enchaîné des solos des cinq musiciens, finalisé par celui de Nirek Mokar, pianiste virtuose, drôle et déchaîné, dont les mains se croisaient à un rythme effréné. Rappel et standing ovation pour ce final qui a reçu, comme l'ensemble de la programmation, des critiques dithyrambiques, en français et en anglais.

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