Jann Gallois enchante Montpellier Danse avec sa création "Imminentes"
Jann Gallois enchante Montpellier Danse avec "Imminentes"

La chorégraphe Jann Gallois a présenté sa dernière création, Imminentes, les 26 et 27 juin 2026 dans le cadre du 46e festival Montpellier Danse. Ce spectacle, qui fait l'éloge de la douceur et de la sororité, sera repris le 3 novembre 2026 au Théâtre + Cinéma à Narbonne et le 27 février 2027 à la Scène de Bayssan à Béziers.

Une ode à la force de l'union

Marquée par la lecture de Puissance de la douceur, un essai de la psychanalyste et philosophe Anne Dufourmantelle, Jann Gallois a conçu Imminentes comme une célébration de la sororité et de la force que procure l'union dans la gentillesse et l'allégresse. La première partie incarne cette intention avec grâce : sur un vaste plateau nu constellé d'éclairages lunaires, six danseuses se croisent, se trouvent et s'unissent dans des combinaisons en perpétuelle réinvention. Elles tournent à deux, joue contre joue, épaules calées l'une à l'autre. Les têtes glissent le long des bras, elles se prennent par la main, à deux, à trois, à six, et forment une chaîne qui, tel un ruban de Möbius symbole de l'infini, tourne sur lui-même, ondule et se module sans jamais se déliter.

Une musique en crescendo

La musique de Patrick De Oliveira, d'abord simple climat synthétique, se démultiplie et se déploie à la manière d'une obsession de Steve Reich. Le crescendo est euphorisant, la montée éclatante. Des éclaboussures d'individuation giclent de cette déferlante féminine, saluées par des petits cris approbateurs et de larges sourires.

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La deuxième partie : des solos reliés par l'affection

La deuxième partie modifie l'angle de vue mais conserve la symbolique du cercle. La musique devient dramatique, avec un chant lyrique de Myriam Djemour qui charge l'intensité. Dans un puits de lumière, des individualités s'affirment : chacune y va de son expression plus personnelle, hybride de hip-hop et de contemporain, mais aucune n'est seule. Les solos sont reliés par des marques d'affection, un encouragement, une caresse. Les six interprètes se retrouvent enlacées dans un cercle de lumière, et quand elles se penchent simultanément en arrière, on jure voir un lotus d'humanité.

Une troisième partie disruptive

La troisième partie est disruptive : il n'est plus question de cercle mais de ligne. Une bande de lumière guide les danseuses qui avancent de front, avec fierté. Les pieds chevillés au plateau, elles lancent une chorégraphie à la fois tornadesque et clubbesque. Les bras dessinent dans l'espace, de plus en plus vite, des sortilèges protecteurs et émancipateurs. Les corps plient mais ne rompent pas sous le flux des obstacles. Des cris exaltés ponctuent cet élan irrépressible. Ensemble, c'est doux et fou. Elles ne lâchent rien, et c'est joyeux, lumineux. « Ça fait du bien, ça fait du bien mieux », s'enthousiasme la critique.

Reprises à Narbonne et Béziers

Créée fin 2025, Imminentes continue sa tournée. Dans la région, elle sera présentée le 3 novembre 2026 au Théâtre + Cinéma à Narbonne et le 27 février 2027 à la Scène de Bayssan à Béziers.

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