Le matador nîmois El Rafi, auréolé de son succès de Pentecôte, participe ce dimanche à la corrida de clôture de la feria des Vendanges à Nîmes. Une décision reste toutefois suspendue à son état de santé, alors qu'il se remet d'une double fracture au pied gauche contractée en août. Interrogé par Midi Libre, il se dit « très fier » de sa temporada 2026, marquée par huit corridas et de beaux succès.
Une blessure qui a compliqué l'été
Le 9 août, à Vauvert, El Rafi a subi une sévère « voltereta » (retournement). Les radios puis l'IRM ont révélé deux fractures des métatarses 1 et 4 du pied gauche. Cette blessure a constitué un sérieux handicap pour la corrida de Bayonne, où il n'a pas pu banderiller ses toros. « Je n'ai toujours pas pris la décision pour ce dimanche à Nîmes, car j'ai encore quelques difficultés à courir. Je verrai comment je suis le matin même », confie-t-il.
Une saison 2026 marquée par la renaissance
À la mi-septembre, El Rafi dresse un bilan positif de sa temporada. « Je suis très fier de la saison que j'ai réalisée, avec huit corridas et de beaux succès », déclare-t-il. L'an dernier, il n'avait eu que deux engagements, ce qui avait affecté son moral. « J'ai même songé à arrêter. Pendant cette période, j'ai été amené à avoir d'autres activités, à faire des travaux dans un appartement, notamment. Mais là, tout va bien », ajoute-t-il.
La préparation et les moments forts
Avant la saison, El Rafi a effectué un séjour dans les Landes, à Capbreton, puis s'est rendu à Salamanque grâce à Christian Le Sur et son épouse Sophie. Il a participé à de nombreuses « tientas » chez les éleveurs Arjona, Valdefresno ou Juan Luis Fraile. La journée d'Arles a été déterminante : il y a coupé trois oreilles le lundi de Pâques devant les toros de Murteira Grave. Le club taurin Paul-Ricard lui a d'ailleurs remis le prix annuel César-Giron récompensant la meilleure faena de cette feria.
La corrida de Pentecôte, aux côtés de cinq autres matadors français, reste un moment fort. « Avec le toro de Margé qui était très "encasté", j'ai ressenti beaucoup d'émotions », explique-t-il. La chaleur a rendu l'épreuve difficile : « Je suis sorti en cinquième position, c'est long quand on attend pour toréer. Avec la chaleur, le costume a pesé très lourd et j'étais complètement déshydraté. »
Des projets après la temporada
En dehors des arènes, El Rafi a apprécié des moments de détente sur la côte Atlantique : « J'ai pu pêcher et faire de la plongée sous-marine. C'était vraiment super. » Après la feria des Vendanges, il doit participer à Langlade à un « acoso y derribo », puis retourner à Salamanque cet hiver pour préparer la suite.



