Carolyn Carlson, chorégraphe américaine installée en France, a accordé un entretien au Point dans lequel elle revient sur son parcours et sa vision de la danse. « Je danse pour l'âme plus que pour les yeux », affirme-t-elle, résumant une philosophie artistique qui a marqué plusieurs générations de danseurs et de spectateurs.
Une carrière internationale
Née à Oakland, en Californie, Carolyn Carlson a commencé la danse à l'âge de 15 ans. Elle a ensuite intégré le Ballet de l'Opéra de Paris, où elle a été nommée danseuse étoile, avant de fonder sa propre compagnie. Son parcours l'a menée à Helsinki, où elle a dirigé le Théâtre national de Finlande, puis à Venise, où elle a créé le Centre de recherche chorégraphique de la Biennale.
Une approche spirituelle de la danse
Pour Carolyn Carlson, la danse est avant tout une quête intérieure. « Je cherche à exprimer l'invisible, ce qui ne se voit pas mais se ressent », explique-t-elle. Cette approche se retrouve dans ses chorégraphies, souvent qualifiées de méditatives et de poétiques. Elle a notamment collaboré avec des artistes comme le compositeur René Aubry et le plasticien Sarkis.
Une influence durable
Carolyn Carlson a formé de nombreux danseurs et chorégraphes, parmi lesquels Angelin Preljocaj et Marie-Claude Pietragalla. Elle continue de transmettre sa vision à travers des ateliers et des conférences. « La danse est un langage universel qui permet de toucher l'âme humaine », conclut-elle.
Son œuvre, riche de plus de 100 créations, a été récompensée à plusieurs reprises, notamment par le Lion d'or de la Biennale de Venise en 2006. Carolyn Carlson poursuit actuellement son travail de transmission et de création, fidèle à sa conviction que la danse doit parler à l'âme avant tout.



