Le samedi 4 juillet 2026, la Salle des Princes a vibré au rythme d'un spectacle exceptionnel célébrant les quarante ans des Ballets de Monte-Carlo. Jean-Christophe Maillot, directeur et chorégraphe de la compagnie, a dédié cette soirée à sa créatrice et protectrice, la princesse Caroline de Hanovre. Pendant près de deux heures, le public a été transporté dans un tourbillon d'émotion et de danse, retraçant quatre décennies de création et de vie de la compagnie.
Un hommage fidèle à la princesse Caroline
Jean-Christophe Maillot avait promis que cet anniversaire serait entièrement consacré à la princesse Caroline. Il a tenu parole en présentant un spectacle unique, mêlant extraits de ballets emblématiques et créations spéciales. Depuis sa fondation il y a quarante ans, la compagnie est portée par la volonté et la persévérance de la princesse de Hanovre, qui a réalisé le souhait de sa mère, la princesse Grace, de voir la Principauté dotée d'un ballet d'excellence.
Un voyage à travers quatre décennies de création
Le public a pu se replonger dans les grandes œuvres de Jean-Christophe Maillot, de la plus récente Ma Bayadère au classique Roméo et Juliette, en passant par l'émouvant Dov'è la Luna, créé en 1994 déjà en hommage à la princesse Caroline. Entre chaque tableau, Maillot, tel un Monsieur Loyal, a invité des chorégraphes amis de la compagnie à présenter des créations inédites : Marco Goecke a offert une pièce originale, tout comme Akram Khan, et John Neumeier a signé un bouleversant pas de deux pour Fur Maurice en 1996.
Les mots touchants des filles de la princesse
Après la danse, ce sont les filles de la princesse Caroline, Charlotte Casiraghi et Alexandra de Hanovre, qui ont pris le micro. Charlotte a déclaré : « En te rendant hommage, nous célébrons bien davantage qu'une réussite artistique, nous saluons une fidélité, une transmission, et ta capacité rare à faire d'un rêve un héritage vivant offert en partage à tant d'autres. » Alexandra a ajouté : « Tu as toujours défendu les arts et la culture, tu t'es toujours battue pour que rien ne puisse entraver la création artistique, ni la liberté d'expression, quitte à déplaire. Ce courage-là est ce qui a donné l'élan aux Ballets de Monte-Carlo. »
Un final festif et émouvant
La soirée s'est achevée sur Core Meu, probablement le ballet le plus réjouissant signé par Jean-Christophe Maillot ces dernières années, sur une tarentelle d'Antonio Castrignano. Les danseurs d'hier et d'aujourd'hui se sont rejoints sur scène dans un tourbillon de confettis et de pétales de fleurs. Jean-Christophe Maillot a tendu une rose à la princesse Caroline, l'enveloppant de ses bras, tandis qu'elle, émue aux larmes, recevait cet hommage vibrant.



