Olivier Toma expose ses œuvres monumentales à Béziers
Olivier Toma expose ses œuvres monumentales à Béziers

L'artiste plasticien Olivier Toma expose ses œuvres à la médiathèque André-Malraux de Béziers du 24 juillet au 10 septembre 2026. L'exposition présente quatorze pièces, dont une œuvre en réalité augmentée intitulée "Sakura", déjà montrée à Osaka et à Paris, et qui sera projetée sur les murs de Times Square à New York à partir du 12 septembre.

Une œuvre connectée et immersive

"L'œuvre a été présentée à Osaka au Japon, à Paris il y a deux mois, elle sera projetée sur les murs de Times Square à New York à partir du 12 septembre, et, durant tout l'été, elle est à Béziers", se réjouit Olivier Toma. À première vue, on croit voir une simple toile. Mais un QR code et un téléphone suffisent à mettre l'imaginaire en branle et à "entrer à l'intérieur du tableau grâce à la réalité augmentée". L'artiste plasticien biterrois a travaillé durant dix mois, avec un développeur informatique, sur cette œuvre qui transporte les spectateurs dans la nature japonaise. D'où son titre, "Sakura", nom donné aux cerisiers en fleurs qui émaillent l'île nipponne au printemps.

Des formats monumentaux dans le hall

La deuxième surprise de l'exposition trône dans le hall de la médiathèque. Trois œuvres monumentales s'étalent verticalement sur dix mètres de long pour un mètre et demi de large. Sur de longs tissus rouges ou noirs, l'artiste concentre ses gestes sur le centre de la toile et donnerait presque le vertige. "Je les ai créées spécialement pour cette exposition, car c'est difficile à exposer", explique-t-il. Olivier Toma s'épanouit dans les grands formats où "tout le corps est engagé, aux confins de la danse ou des arts martiaux". Pour apprivoiser ces peintures monumentales, il travaille en extérieur, dans la nature. "Quand on peint dehors, les pieds dans la terre, ce sont des moments de grâce. On a l'impression d'être dirigé par plus grand que soi", poursuit-il. Avant de plaisanter : "Ce n'est pas un sentiment ésotérique, je suis quelqu'un de très cartésien."

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Une "collection invisible" et un don aléatoire

Au premier étage, une autre œuvre de trois mètres de haut rend l'artiste frénétique. Elle fait partie d'une "collection invisible" qu'il initie à partir de cette année. Pendant une décennie, à raison d'une fois par an, il proposera une peinture qui ne sera pas mise à la vente. Elle sera donnée à un particulier choisi au hasard à condition que ce dernier soit venu à l'exposition et qu'il puisse accueillir une telle œuvre. Fier, l'artiste estime que "le génie de la démarche" tient au "renversement des codes du marché de l'art".

Rendre l'art accessible et essentiel

On touche ici à une autre obsession d'Olivier Toma : rendre l'art accessible. Convaincu que l'art "protège, soigne et élève", il s'est donné comme mission d'agir à la fois pour sa diffusion et pour favoriser les pratiques. Il a ainsi acheté, sur la route de Bédarieux, un entrepôt où il ouvrira, en janvier prochain, un centre d'art immersif, baptisé l'Atelier des 5 sens. Les artistes auront gratuitement accès à des ateliers et le public pourra s'y rendre librement et lors d'événements. L'artiste, qui est à la tête d'une agence de conseil en développement durable et santé environnementale, rêve de "fusionner les enjeux de l'art et de la santé", convaincu que l'art est aussi pertinent que le sport dans le bien-être biologique et psychologique des individus. Cela semble en tout cas fonctionner sur lui. Le sexagénaire fourmille de projets et d'envies, avec notamment la perspective de se consacrer pleinement à son art en 2030.

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