Lucy McKenzie expose 'Plastic Newspaper' au Crac de Sète, une première en France
Lucy McKenzie expose 'Plastic Newspaper' au Crac de Sète

Plastic Newspaper de Lucy McKenzie fait son entrée en France au Crac de Sète

Le Centre Régional d'Art Contemporain (Crac) à Sète accueille du 21 mars au 6 septembre 2026 le troisième volet du projet itinérant de Lucy McKenzie, intitulé Plastic Newspaper. Cette exposition marque la toute première présentation du travail personnel de l'artiste en France, après des étapes en Belgique et en Autriche.

Une critique artistique du capitalisme à travers des éléments déroutants

L'exposition présente un ensemble d'œuvres composées de mannequins, de personnages de cire et de représentations de cabines de train grandeur nature. Ces éléments, apparemment décorrélés, s'unissent pour réaliser une critique acerbe du capitalisme et des divertissements de masse apparus pendant la modernité. Lucy McKenzie plonge ainsi les visiteurs dans les découvertes et les ambiances du début du siècle dernier.

Des mannequins de cire de la faculté de médecine de Montpellier au cœur de l'exposition

Pour cette exposition, l'artiste a emprunté des mannequins de la collection du musée anatomique du Dr Spitzner, conservée à la faculté de médecine de Montpellier depuis 2010. À travers ces statues de cire, Lucy McKenzie cherche à questionner le voyeurisme, la pédagogie et la vision du corps de la femme. Ces œuvres interpellent, questionnent et parfois même dérangent le public par leur présence saisissante.

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Des mannequins hybrides et des cabines de train immersives

L'exposition ne se limite pas aux mannequins médicaux. Lucy McKenzie présente également des mannequins hybrides, avec un corps qu'elle qualifie de capitaliste et une tête socialiste, dispersés dans les salles. Ces créations sont issues de la récupération et arborent des visages sculptés de Zoya Kosmodemyanskaya, une icône de la résistance soviétique assassinée en 1941. Marie Canet, la commissaire d'exposition, explique que cette démarche vise à dénoncer les standards des mannequins dans les vitrines commerciales.

Lucy McKenzie illustre son propos : J'adore les récupérer pour leur donner une seconde vie, et je les assois, je les mets au repos et non en action debout à changer de vêtements aussi rapidement que les collections se renouvellent.

Des œuvres immersives et un titre évocateur

L'exposition inclut des installations immersives, notamment deux grandes cabines de train dans lesquelles un paysage peint par l'artiste défile devant la fenêtre. Lucy McKenzie souligne que ce sont les premiers lieux publics qui avaient une part d'intimité, ajoutant une dimension réflexive sur l'espace et la société.

Le titre Plastic Newspaper fait référence à une expression trouvée dans un livre pour qualifier le Musée Grévin, le journal plastique. Selon Marie Canet, cela établit un rapport aux statues de cire et à la mise en avant de l'actualité, à laquelle on ne peut rester indifférent.

Biographie de Lucy McKenzie

Née en 1977 à Glasgow et vivant aujourd'hui à Bruxelles, Lucy McKenzie a étudié au Duncan of Jordanstone College of Art & Design à Dundee en Écosse. Elle s'est ensuite spécialisée dans le trompe-l'œil à l'Institut supérieur de peinture décorative Van Der Kelen-Logelain à Bruxelles, où elle a appris les techniques de peinture décorative, visibles dans ses cabines de train. Elle co-fonde également avec Beca Lipscombe Atelier E.B, un label de mode, démontrant sa polyvalence artistique.

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