La Poda à Sète : démocratiser la photo d'art avec des tirages uniques à 49 €
La Poda à Sète : démocratiser la photo d'art à 49 €

La Poda : une révolution photographique née à Sète pour démocratiser l'art

Dans la ville de Sète, surnommée l'Île singulière, deux artistes photographes, Gilles Coulon et Michel Bousquet, viennent de concrétiser un projet audacieux : La Poda, ou "La petite œuvre d'art". Ce concept innovant, imaginé il y a douze ans, vise à rendre la photographie d'art accessible au grand public à travers des tirages uniques et abordables.

Un format unique pour une collection exceptionnelle

La Poda propose une collection de 600 photographies, signées par 21 artistes français et étrangers de renom, dont les œuvres sont tirées au studio Picto à Paris et assemblées à Sète. Chaque tirage est présenté dans un format compact de 9x12 cm, inséré dans une petite boîte noire servant de cadre, pouvant être posée ou accrochée au mur. Le prix unique de 49 € permet à un large public d'acquérir des pièces d'artistes reconnus, brisant ainsi les barrières financières traditionnelles.

Les créateurs, accompagnés d'une équipe comprenant Margot Geoffroy, Françoise Holzer et Ilan Coulon, ont inauguré leur première boutique-atelier et espace d'exposition au 72 Grand-Rue Mario Roustan à Sète, près du canal. "On avait un atelier partagé, mais là on peut vraiment s'exprimer et concrétiser notre projet", confient-ils, soulignant leur enthousiasme pour cette nouvelle étape.

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Une démarche artistique et inclusive

Derrière La Poda se cache une philosophie forte : rapprocher les amateurs d'art des œuvres photographiques. Michel Bousquet explique : "Beaucoup de passionnés n'achètent pas de photos par manque de moyens. Notre concept crée un rapport plus physique et intime avec l'art, loin du flot numérique quotidien." Gilles Coulon ajoute : "Une photo en petit format au mur, c'est beau et dynamique ; les spectateurs sont invités à s'approcher pour apprécier le travail du photographe."

Le duo insiste sur le fait qu'ils ne sont pas galeristes, mais expérimentent une nouvelle façon de présenter la photographie sans concurrencer les artistes. Cette approche a séduit des noms prestigieux comme Gilles Favier, photographe de l'agence Vu et fondateur du festival imageSingulières à Sète, qui voit dans La Poda une accessibilité en phase avec l'air du temps.

Des artistes de renom au catalogue

La collection inclut des œuvres variées, telles que "For reasons" de Gilles Coulon en Tunisie, "Puxisardinophilie" de Michel Bousquet à Penmarc'h, ou encore des autoportraits dénonciateurs de la Canadienne Kourtney Roy. Parmi les pépites, une cinquantaine de clichés peu connus de Robert Doisneau, rendus accessibles grâce à une collaboration avec sa famille. "C'est magique ; sans La Poda, on n'aurait jamais pu accéder à son travail", raconte Gilles Coulon.

D'autres artistes comme Frédéric Stucin, avec sa série "Le décor" de Paris, ou Stéphane Lavoué, lauréat du Prix Nièpce, enrichissent le catalogue. L'arrivée prochaine de Dolorès Marat, invitée au festival photo IF de Sète en mai, promet d'élargir encore cette offre unique.

Un avenir prometteur pour l'art photographique

Avec son ouverture récente et son concept novateur, La Poda marque un tournant dans la démocratisation de la photographie d'art. En offrant des œuvres de qualité à un prix abordable, tout en créant un espace d'exposition et de rencontre à Sète, ce projet illustre une volonté de rendre la culture plus inclusive et accessible à tous.

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