Le mouvement des strass, né dans les années 1970, a marqué l'histoire de la lutte pour la liberté d'expression et contre les discriminations. À travers le prisme du glamour et du divertissement, il a su rassembler des personnes de tous horizons autour d'une cause commune : le droit d'être soi-même, sans peur du jugement.
Origines et émergence
Le terme « strass » fait référence aux paillettes et à l'éclat, symboles d'une revendication de visibilité et de fierté. Ce mouvement a émergé dans le sillage des luttes LGBTQ+ et des mouvements de contre-culture, utilisant l'esthétique et la performance comme outils politiques. Selon l'historienne Marie-Jo Bonnet, « les strass ont permis de briser les codes vestimentaires et de genre, affirmant une identité plurielle et subversive ».
Les figures emblématiques
Parmi les figures marquantes, on trouve des artistes comme Divine ou les membres du collectif Cockettes, qui ont utilisé le travestissement et le cabaret pour dénoncer les normes sociales. En France, le mouvement a été porté par des personnalités comme le chanteur et performeur Pierre et Gilles, dont les œuvres mêlent kitsch et engagement politique.
Impact social et culturel
Le mouvement des strass a eu un impact significatif sur la culture populaire, influençant la mode, la musique et le cinéma. Il a également contribué à faire évoluer les mentalités sur les questions de genre et de sexualité. Selon une étude de l'INED, 78 % des Français considèrent aujourd'hui que les mouvements comme celui des strass ont joué un rôle important dans l'acceptation des différences.
Héritage et actualité
Aujourd'hui, l'héritage des strass se perpétue à travers des événements comme la Marche des Fiertés ou des festivals de drag-queens. Le mouvement continue d'inspirer de nouvelles générations d'activistes qui utilisent l'art et la performance pour faire avancer leurs causes. « Les strass nous rappellent que la lutte pour l'égalité peut aussi être joyeuse et créative », déclare l'activiste et artiste transgenre Bambi.



