New York veut arrêter Netanyahou lors de l'ONU en septembre
New York veut arrêter Netanyahou à l'ONU en septembre

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé son intention de faire arrêter le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors de sa venue à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2026. Cette déclaration, faite lors d'une conférence de presse le 18 juillet, s'appuie sur le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre de Netanyahou pour crimes de guerre présumés.

Une décision fondée sur le droit international

Mamdani a affirmé que la ville de New York, en tant que siège de l'ONU, a le devoir de coopérer avec la CPI. Il a cité la résolution 1593 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui oblige les États membres à arrêter les personnes recherchées par la CPI. Selon lui, Netanyahou ne bénéficie d'aucune immunité diplomatique lors de sa visite à l'ONU, car les États-Unis ne sont pas membres de la CPI.

Le maire a précisé que la police de New York (NYPD) serait prête à exécuter le mandat dès l'arrivée de Netanyahou sur le sol américain. "Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les atrocités commises à Gaza", a-t-il déclaré, en référence au conflit qui a fait plus de 40 000 morts palestiniens selon le ministère de la Santé de Gaza.

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Réactions internationales

Israël a immédiatement condamné cette initiative. Le porte-parole du gouvernement israélien, Eylon Levy, a qualifié Mamdani de "marionnette des terroristes" et a menacé de boycotter l'Assemblée générale si la sécurité de Netanyahou n'était pas garantie. Les États-Unis, par la voix du département d'État, ont exprimé leur désapprobation, rappelant que Washington ne reconnaît pas la compétence de la CPI.

L'Union européenne, quant à elle, a appelé au respect du droit international, tout en soulignant la complexité de la situation. Un porte-parole de la diplomatie européenne a déclaré : "Nous prenons note de la décision du maire de New York, mais nous rappelons que les procédures de la CPI doivent être respectées sans politisation."

Conséquences potentielles

Si Netanyahou était arrêté, cela créerait une crise diplomatique majeure entre les États-Unis et Israël. Les analystes estiment que le gouvernement fédéral pourrait intervenir pour empêcher l'arrestation, en invoquant la souveraineté nationale. Cependant, Mamdani a indiqué qu'il était prêt à aller jusqu'en justice pour faire respecter le mandat.

L'Assemblée générale de l'ONU, prévue du 15 au 30 septembre, réunira plus de 150 chefs d'État. La venue de Netanyahou est incertaine, mais son absence serait perçue comme un aveu de culpabilité selon certains observateurs.

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