Nathan Paulin, 26 ans, est un funambule français qui a marqué les esprits en traversant le mont Saint-Michel sur un fil de 2 kilomètres, à 30 mètres de hauteur, le 22 juillet 2020. Cet exploit, réalisé sans harnais, a été vu par des milliers de personnes et a fait le tour du monde. Pourtant, Paulin reste modeste : « Je ne suis pas un casse-cou, je suis un artisan de l'équilibre. »
Un parcours hors du commun
Originaire de Haute-Savoie, Nathan Paulin a commencé la slackline à l'âge de 17 ans. Rapidement, il se spécialise dans la highline, une discipline où la sangle est tendue à plusieurs centaines de mètres du sol. En 2015, il bat son premier record du monde en traversant 1 000 mètres à Chamonix. Depuis, il enchaîne les exploits : en 2018, il marche sur un fil entre deux montgolfières en vol, et en 2019, il relie deux tours de la Défense à Paris.
Un mental d'acier
Pour Paulin, la clé de la réussite est mentale. « Il faut être capable de se concentrer pendant des heures, de gérer le stress et le vent », explique-t-il. Il s'entraîne quotidiennement, médite et visualise ses parcours. Sa préparation inclut aussi des aspects techniques : le choix de la sangle, l'ancrage, les conditions météo. « Chaque détail compte, car la moindre erreur peut être fatale. »
Un message de paix
Au-delà de la performance, Nathan Paulin souhaite transmettre un message de paix et de dépassement de soi. « Le fil est une métaphore de la vie : il faut avancer, trouver son équilibre, et ne pas regarder en arrière. » Il participe à des ateliers dans les écoles et les hôpitaux, et milite pour une pratique responsable de la slackline. « Il ne s'agit pas de prendre des risques inutiles, mais de repousser ses limites en toute sécurité. »
Un avenir prometteur
Nathan Paulin prépare déjà de nouveaux défis. Il envisage de traverser le fjord de Geiranger en Norvège, sur une distance de 3 kilomètres. « Ce serait un rêve, mais il faut encore beaucoup de préparation et de financements. » Il espère aussi populariser la highline en France, où la discipline reste méconnue. « C'est un sport magnifique, qui allie nature, technique et méditation. »
Son exploit au mont Saint-Michel a été salué par les médias du monde entier, mais Paulin garde la tête froide. « Je ne fais pas ça pour la gloire, mais pour l'émotion. Quand je suis sur le fil, je me sens libre. »



