Frontignan se transforme en galerie d'art à ciel ouvert avec le street art
Frontignan : galerie d'art à ciel ouvert grâce au street art

Avec le street art, Frontignan se transforme en galerie à ciel ouvert. « Un pêcheur marocain » de Mohamed Roshdi interroge : qui du pêcheur ou du poisson attrape l’autre ? À vous de deviner. « Se canta » de Diavu est une ode à la Méditerranée sous les traits d’une femme. Frontignan a fait du flamant rose son symbole ; l’artiste portugais João Ribeiro l’a peint sur les murs de la SJF. Fresque de Manoel Quiterio sur toile fixe. Emblème de la France, l’artiste italienne Alessandra Carloni donne du coq une représentation toute personnelle.

Une histoire qui débute en 2022

Frontignan et les graffitis, c’est une histoire qui débute en 2022 et qui n’a depuis cessé de se décliner sur les murs de la ville, avec la complicité de l’association Sois Sète Luas. C’est au début de ce millénaire que le street art devient enfin un art officiel et que les collectivités locales invitent des artistes du monde entier à partager leur univers sur les murs des villes. Frontignan n’a pas échappé à cette vague créative. Avec la complicité de l’association Sois Sète Luas, la Ville se lance en 2022. Les fresques murales fleurissent dès lors dans toute la commune, devenant au fil des années une composante incontournable du paysage urbain. D’une fresque à l’autre, c’est toute une histoire qui nous est contée, reflétant aussi l’âme de son créateur.

Tous les chemins mènent à Frontignan

Impossible de louper, sur le quai Caramus, le flamant rose, œuvre de João Ribeiro, qui trône de toute sa superbe sur le mur du local de la Société des jouteurs, dont l’univers est rappelé sur la fresque par la présence du canotier. Outre ce clin d’œil aux joutes, le thème renvoie aussi à la symbolique du flamant rose que Frontignan considère comme son animal totem. De la tradition ancrée dans la cité muscatière, on passe à celle du Maroc, de l’autre côté de la Méditerranée, avec la fresque à la lumière si particulière de Mohamed Roshdi, « Un pêcheur marocain », qui flirte entre le réalisme et le fantastique, avec ce visage mi-humain, mi-poisson. L’onirisme est l’univers de l’Italienne Alessandra Carloni, qui nous offre avec sa fresque sur toile accrochée sur un mur, près de la salle de l’Aire, sa « Mélodie du voyage ». Sortir de la grisaille, faire rêver les autres, s’émerveiller et poser un regard d’enfant sur le monde sont au cœur de sa démarche. Un autre Italien a aussi sévi, avenue du Général de Gaulle, nous emportant au travers de la chevelure d’une femme dans les flots de la Méditerranée. Avec eux, Frontignan devient une galerie d’art à ciel ouvert invitant à la flânerie.

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