Emmanuel Macron presse pour une interdiction rapide des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Dans une déclaration vidéo diffusée ce samedi 24 janvier 2026, le président de la République a annoncé son intention de mettre en œuvre une procédure accélérée pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Cette mesure, qui doit également étendre l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, vise une entrée en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre 2026.
Une demande urgente adressée au Parlement
Emmanuel Macron a transmis cette vidéo à la majorité présidentielle, pressant le Parlement d'adopter rapidement la proposition de loi déposée par le groupe Renaissance. "J'ai demandé au gouvernement d'engager la procédure accélérée pour que ça puisse aller le plus vite possible", a-t-il déclaré depuis l'Élysée. Le texte sera débattu dès lundi 26 janvier à l'Assemblée nationale, marquant le début d'un examen parlementaire rapide.
Les détails de la proposition de loi
La proposition de loi, portée par la députée Laure Miller, comprend deux volets principaux :
- Interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans, avec une mise en œuvre prévue pour septembre 2026.
- Extension de l'interdiction des téléphones portables aux lycées, alignant ainsi ces établissements sur les règles déjà en vigueur dans les écoles et collèges.
Cette initiative s'inscrit dans un engagement pris par le chef de l'État lors de débats en province avec la presse régionale, soulignant sa détermination à agir rapidement sur ce sujet.
Le cadre constitutionnel de la procédure accélérée
La procédure accélérée permet, conformément à la Constitution, un examen rapide des textes législatifs au Parlement, facilitant ainsi leur entrée en vigueur dans des délais courts. Selon la présidence, cette approche est justifiée par l'urgence perçue de réguler l'accès des jeunes aux plateformes numériques.
Les débats parlementaires débuteront donc lundi, avec des discussions attendues sur l'efficacité et la faisabilité de ces mesures. Les opposants et experts soulèvent déjà des questions sur les moyens de contrôle et les éventuels contournements par les adolescents.
Cette annonce intervient dans un contexte plus large de préoccupations croissantes concernant l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et le développement des jeunes, poussant le gouvernement à agir avec célérité.



