Le Sénat adopte en commission l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Sénat : interdiction réseaux sociaux -15 ans adoptée en commission

Le Sénat avance sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans

Une commission du Sénat a adopté, ce mardi 25 mars 2025, un texte législatif visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Cette proposition, qui modifie le projet de loi initial, marque une étape clé dans le débat parlementaire sur la protection des jeunes en ligne.

Les modifications apportées au texte

Le texte adopté en commission introduit plusieurs ajustements significatifs. Il renforce notamment les obligations des plateformes en matière de vérification d'âge, avec des mécanismes plus stricts pour empêcher les contournements. Les réseaux sociaux devront mettre en place des systèmes de contrôle robustes, sous peine de sanctions financières accrues.

De plus, le rôle des parents est clarifié : ils auront la possibilité de débloquer l'accès pour leurs enfants âgés de 13 à 15 ans, sous réserve d'un consentement explicite et d'un suivi actif. Cette disposition vise à concilier protection et éducation numérique.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les enjeux de la protection des données

La commission a également insisté sur la nécessité de protéger les données personnelles des mineurs. Les plateformes seront tenues de limiter la collecte et l'utilisation des informations, en appliquant des standards de confidentialité élevés. Des audits réguliers pourront être exigés pour garantir la conformité.

Les sénateurs ont souligné les risques associés à une exposition précoce aux réseaux sociaux, tels que le cyberharcèlement, la dépendance ou l'accès à des contenus inappropriés. Cette mesure s'inscrit dans un contexte plus large de régulation du numérique, avec des débats similaires observés dans d'autres pays.

Les prochaines étapes législatives

Le texte devra maintenant être examiné en séance plénière au Sénat, probablement dans les semaines à venir. Son adoption définitive nécessitera ensuite un vote à l'Assemblée nationale, où des amendements supplémentaires pourraient être proposés. Les discussions promettent d'être animées, avec des positions divergentes entre partisans d'une protection stricte et défenseurs des libertés numériques.

En parallèle, des associations de protection de l'enfance et des experts du numérique sont consultés pour affiner les dispositifs. L'objectif est de parvenir à un équilibre entre sécurité et innovation, sans freiner indûment le développement des usages numériques chez les jeunes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale