OpenAI tourne la page de Sora pour se concentrer sur les outils professionnels
OpenAI a annoncé mardi la fermeture imminente de Sora, son réseau social dédié aux vidéos courtes générées par intelligence artificielle. Cette décision intervient seulement six mois après le lancement de l'application, qui avait pourtant suscité un vif engouement initial. « Nous disons au revoir à Sora », a déclaré l'entreprise sur la plateforme X, confirmant ainsi son recentrage stratégique vers les outils professionnels.
Une application trop gourmande en ressources
La fermeture de Sora marque la fin de l'un des produits grand public d'intelligence artificielle les plus médiatisés de l'année dernière. OpenAI a précisé qu'il communiquerait prochainement sur le calendrier d'arrêt de l'application, particulièrement gourmande en puissance de calcul, ainsi que sur les modalités de conservation des créations des utilisateurs.
Cette décision stratégique s'accompagne du retrait de Disney, qui avait accordé en décembre une licence d'utilisation de l'image de ses personnages animés dans Sora. Selon une source proche du dossier citée par le « Hollywood Reporter », le studio hollywoodien va se retirer de ce partenariat, alors qu'il s'était initialement engagé à investir un milliard de dollars dans OpenAI.
Un recentrage vers les outils professionnels
Le recentrage d'OpenAI vers les outils de codage et de productivité intervient à un moment crucial pour l'entreprise, qui prépare une éventuelle introduction en Bourse dans le courant de l'année. Sam Altman a personnellement annoncé cette nouvelle orientation aux employés mardi, selon des informations du « Wall Street Journal ».
Cette fermeture survient dans un contexte économique délicat pour OpenAI, dont le modèle économique est de plus en plus mis en question. Les coûts explosent bien plus vite que les revenus, malgré environ un milliard d'utilisateurs quotidiens dans le monde pour l'ensemble de ses services.
La course aux agents IA s'intensifie
La décision d'OpenAI s'inscrit dans la lignée du message de Fidji Simo, responsable des applications de l'entreprise, qui demandait début mars à ses équipes de se concentrer sur les agents IA plutôt que sur des « quêtes secondaires ». Ces outils, capables d'enchaîner des tâches de manière autonome sur les ordinateurs des utilisateurs, sont désormais au centre de l'attention des géants de la Silicon Valley.
Pour renforcer sa position dans ce domaine, OpenAI a embauché mi-février le programmeur autrichien Peter Steinberger, créateur d'OpenClaw, un logiciel de développement d'agents IA qui a connu un succès fulgurant chez les informaticiens du monde entier.
De son côté, le rival Anthropic a déployé lundi une fonctionnalité agentique de son modèle Claude, désormais capable de contrôler l'ordinateur de l'utilisateur pour accomplir des tâches de manière autonome. Cette concurrence accrue explique en partie le recentrage stratégique d'OpenAI vers les outils professionnels, où la bataille pour la suprématie technologique fait rage.



