Les Gafam, c'est fini ? Après plus de dix ans de domination, les géants historiques de la tech pourraient bien être détrônés. Un nouvel acronyme fait irruption dans les discussions, sur les réseaux comme dans la presse spécialisée : les Mangos. Derrière ce nom, une recomposition majeure des puissances technologiques, portée par la montée en puissance de l'intelligence artificielle.
Un nouvel acronyme qui s'impose en quelques heures
Pendant des années, Gafam – Google, Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft – résumait à lui seul la hiérarchie du numérique. Mais le secteur traverse aujourd'hui « une zone de fortes turbulences », marquée par un changement profond des priorités. Désormais, ce ne sont plus seulement les plateformes ou les services grand public qui comptent, mais « le développement des modèles d'intelligence artificielle, la puissance de calcul et la maîtrise des infrastructures globales », relate le site internet lecafedugeek.fr.
Tout s'accélère début juin. Le 9 juin 2026, un message publié sur X propose de remplacer les Gafam par un acronyme inédit : Mangos. En quelques heures, le terme devient viral et s'impose dans les débats technologiques. Derrière ce nom, six entreprises : Meta, Anthropic, Nvidia, Google, OpenAI et SpaceX. Un casting qui dit tout du basculement en cours. Ces acteurs concentrent aujourd'hui l'essentiel de l'attention des investisseurs et des experts, car ils sont perçus comme les moteurs de la révolution de l'IA. Ce changement n'a rien d'anecdotique. Les acronymes, dans la tech, servent de boussole : ils désignent qui domine, qui innove, qui impose ses usages. Là, le message est clair : la hiérarchie change, et vite.
L'IA rebat totalement les cartes
Pourquoi ce basculement ? Parce que la valeur s'est déplacée. Le cœur du pouvoir technologique n'est plus seulement dans les applis ou les smartphones, mais dans l'intelligence artificielle et ce qui la rend possible. Nvidia, par exemple, s'impose comme un acteur central grâce à ses puces indispensables au fonctionnement des IA. OpenAI et Anthropic incarnent la bataille des modèles, avec des outils qui transforment déjà les usages professionnels. De leur côté, Meta et Google investissent massivement pour rester dans la course. Même SpaceX trouve sa place dans cet écosystème. L'entreprise d'Elon Musk ne se limite plus aux fusées : avec Starlink et ses ambitions autour de la puissance de calcul, elle représente une nouvelle brique stratégique dans l'infrastructure globale de la tech.
Une hiérarchie encore mouvante
Ce nouveau classement a un effet immédiat : il éjecte certains piliers historiques. Apple, Amazon et Microsoft disparaissent de l'acronyme. Une exclusion surtout symbolique, mais révélatrice d'un doute sur leur capacité à incarner cette nouvelle ère. Des acteurs longtemps secondaires – comme Nvidia ou Anthropic – deviennent incontournables. En filigrane, c'est tout un changement de paradigme. L'ancien monde reposait sur les plateformes grand public : réseaux sociaux, e-commerce, smartphones. Le nouveau tourne autour des modèles d'IA, des centres de données et de la puissance de calcul.
Faut-il pour autant enterrer les GAFAM ? Pas si vite. Le terme MANGOS reste informel, né d'un post viral et encore loin d'un indice officiel. Mais il révèle une tendance lourde : la tech entre dans une nouvelle phase, dominée par l'intelligence artificielle. Et dans ce nouveau jeu, les leaders ne sont plus forcément ceux qu'on croit.



