Libourne accueille un tournoi de Blood Bowl, où stratégie et hasard s'affrontent
Ce week-end, la ville de Libourne devient l'épicentre d'une compétition unique en son genre : la Wyvern Cup, dédiée au Blood Bowl. Ce jeu de plateau, qui simule un match de football américain avec des figurines issues de l'univers médiéval fantastique, attire 53 passionnés venus de toute la Nouvelle-Aquitaine, voire au-delà, pour deux jours d'intenses batailles ludiques.
Un jeu où la stratégie prime sur la chance
Yannick Jadas, alias Chavrouze51, expert de la discipline et membre de l'équipe de France, résume parfaitement l'esprit du Blood Bowl : « Le Blood Bowl, c'est 80 % de stratégie et 20 % de chance. Quand on commence, c'est le contraire. Mais c'est suffisant pour s'amuser ! ». Tombé dans ce jeu il y a environ vingt ans, cet Agenais a remporté le titre européen avec l'équipe de France en 2016, 2024 et 2025, lors de la finale à Budapest, démontrant ainsi le haut niveau requis.
Cassandra Courjaud, présidente de l'association le Dragon libournais organisatrice de l'événement, explique : « Il s'agit d'un jeu de plateau simulant une partie de football américain joué avec des figurines d'un jeu de rôle médiéval fantastique ». Né dans l'univers du célèbre Warhammer, le Blood Bowl en conserve les classes de personnages, « plus ou moins agiles, plus ou moins violentes », ajoutant une dimension tactique profonde.
Une discipline en pleine renaissance
Les organisateurs insistent sur l'importance de la stratégie, de l'analyse de risque et de l'anticipation, bien que le hasard joue un rôle via les indispensables lancers de dés. Cassandra Courjaud note : « C'est un jeu un temps délaissé par l'éditeur de Warhammer. Des ligues se sont créées, il y est revenu, jusqu'à éditer de nouvelles règles en 2025, que nous appliquons aujourd'hui ». Cette évolution a contribué à revitaliser la communauté, attirant des joueurs de très haut niveau.
Le tournoi, qui en est à sa quatrième édition, gagne en notoriété. Les concurrents, dont certains se déplacent avec des plateaux de jeu personnalisés, viennent de régions variées, avec une équipe gersoise et même des Bretons. Dans la salle des Charruauds, l'ambiance est à la concentration, ponctuée d'exclamations et de rires, reflétant l'intensité des parties.
Une passion qui transcende les générations
Yannick Jadas, professeur de padel, consacre une bonne part de son temps libre au Blood Bowl, malgré un rythme soutenu : « J'ai un peu levé le pied, reconnaît-il. Une année avec l'équipe de France, c'est 300 matches, de plus deux heures ! Et en plus, souvent, je joue sur ordi… ». La discipline n'a pas d'âge, comme en témoigne Léo, fils d'un organisateur, déjà concentré sur sa stratégie.
L'événement se poursuit dimanche 15 mars, de 9 à 16 heures, rue Max-Linder à Libourne, offrant une vitaine exceptionnelle sur ce monde où créativité et compétition se mêlent harmonieusement.



