Artemis 2 : Pourquoi la NASA choisit l'amerrissage dans le Pacifique pour le retour des astronautes
Artemis 2 : Le retour des astronautes par amerrissage dans le Pacifique

Artemis 2 : Le retour sur Terre des astronautes par amerrissage dans le Pacifique

Ça y est, la mission Artemis 2 touche à sa fin. Après un voyage de dix jours entre la Terre et la Lune, ponctué de clichés spectaculaires, les quatre astronautes à bord s'apprêtent à regagner notre planète bleue. Leur retour est programmé dans la nuit de vendredi à samedi, avec un amerrissage prévu à 2h07 (heure française) dans les eaux de l'océan Pacifique, au large de San Diego, en Californie.

Cette procédure, parfaitement maîtrisée par la NASA, est utilisée depuis les débuts du programme spatial habité américain, Mercury, en 1961. Nous vous détaillons ici les motivations derrière ce choix stratégique.

Un atterrissage plus sûr et moins violent

Le premier avantage de l'amerrissage est sécuritaire : en choisissant le Pacifique, la NASA évite de survoler des zones habitées. Cette précaution est cruciale en cas de déviation de trajectoire ou de chute de débris.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Amerrir en mer, contrairement aux atterrissages terrestres pratiqués par les Russes au retour de la Station spatiale internationale, offre également un impact atténué. L'eau absorbe une partie du choc, rendant le retour moins brutal. Pour Artemis 2, la capsule Orion touchera l'océan à une vitesse d'environ 32 km/h, comme l'a précisé la NASA lors de sa conférence de presse quotidienne. Quelques instants auparavant, elle aura pénétré l'atmosphère à plus de 38 000 km/h.

À titre de comparaison, lors de son retour de l'ISS en 2017, Thomas Pesquet avait atterri sur le sol des steppes kazakhes à environ 5 km/h. Cette faible vitesse était permise par un système de rétropropulseurs lourd, dont Orion n'a pas besoin grâce à l'amerrissage.

Une organisation flexible et stratégique

Le choix de l'océan Pacifique est aussi motivé par des considérations stratégiques. Son immensité permet des ajustements aisés de la zone d'atterrissage, notamment en cas de conditions météorologiques défavorables. Une vaste zone de travail facilite également les opérations de récupération de l'équipage.

Les conditions météorologiques dans les zones sélectionnées par la NASA sont très prévisibles, un élément essentiel pour assurer le succès des manœuvres. La proximité avec la base navale de San Diego, l'une des plus importantes des États-Unis, offre un soutien naval précieux aux équipes de l'agence spatiale.

Une procédure rodée et efficace

Pour Artemis 2, la procédure est bien établie. Une fois la capsule dans l'eau et les vérifications de sécurité réalisées, des plongeurs ouvriront la porte d'Orion. Des médecins entreront en premier pour évaluer l'état de santé des astronautes.

L'équipe aidera ensuite les membres d'équipage à sortir de la capsule et à monter sur un grand radeau gonflable, appelé « perron ». La capsule sera remorquée, et les astronautes seront transportés par hélicoptère vers l'USS John P. Murtha, un navire de débarquement de la marine américaine, dans les deux heures suivant l'amerrissage.

À bord, ils passeront un examen médical complet avant d'être ramenés par hélicoptère sur la terre ferme. Un avion les conduira ensuite jusqu'au Johnson Space Center de la NASA à Houston. Pendant ce temps, Orion sera chargée sur le navire, qui mettra le cap sur la base navale de San Diego. Un programme chargé pour clore une mission tout aussi riche en défis et en découvertes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale