IA : 28 entreprises françaises dont Iliad et EDF s'allient pour des gigafactories
IA : 28 entreprises françaises s'allient pour des gigafactories

Vingt-huit entreprises françaises, parmi lesquelles Iliad et EDF, ont annoncé une alliance stratégique en vue de participer à l'appel à projets européen pour la création de gigafactories dédiées à l'intelligence artificielle. Cette initiative vise à renforcer la souveraineté technologique de l'Europe dans le domaine de l'IA, face à la concurrence américaine et chinoise.

Un consortium inédit pour l'IA en Europe

Ce regroupement, qui inclut des géants de l'énergie, des télécommunications et de la technologie, a pour objectif de répondre à l'appel d'offres de la Commission européenne, qui prévoit le financement de plusieurs gigafactories d'IA sur le continent. Ces infrastructures, comparables à des usines de calcul intensif, sont essentielles pour entraîner les modèles d'IA les plus avancés.

Les acteurs clés de l'alliance

  • Iliad (Free) : opérateur télécoms et cloud, apporte son expertise en centres de données.
  • EDF : fournisseur d'électricité décarbonée, cruciale pour alimenter ces usines énergivores.
  • Autres entreprises : incluent des startups, des groupes industriels et des institutions de recherche.

Cette alliance franco-française entend peser dans les négociations européennes et proposer un projet cohérent pour la localisation de ces gigafactories en France. Le consortium met en avant la disponibilité d'énergie bas carbone et la main-d'œuvre qualifiée comme atouts majeurs.

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Un enjeu de souveraineté

L'Europe cherche à réduire sa dépendance aux technologies d'IA développées aux États-Unis et en Chine. Les gigafactories sont considérées comme un levier stratégique pour permettre aux entreprises européennes de former leurs propres modèles d'IA, notamment dans les secteurs de la santé, de l'industrie et de la défense.

Le projet est soutenu par le gouvernement français, qui voit dans cette initiative une opportunité de positionner la France comme un hub européen de l'IA. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a salué cette mobilisation, soulignant l'importance de l'innovation technologique pour la compétitivité du pays.

Les défis à relever

La construction de gigafactories d'IA nécessite des investissements colossaux, estimés à plusieurs milliards d'euros. Le consortium devra convaincre les investisseurs privés et les institutions européennes de la viabilité du projet. Par ailleurs, la question de l'approvisionnement en énergie et de l'impact environnemental reste centrale, bien que l'utilisation d'électricité nucléaire et renouvelable soit un argument de poids.

L'appel à projets européen devrait être lancé d'ici la fin de l'année, avec une sélection prévue en 2027. Les entreprises françaises espèrent obtenir une part significative des financements, estimés à 10 milliards d'euros au total pour l'ensemble du programme.

Cette alliance marque une étape importante dans la stratégie européenne d'indépendance technologique. Elle démontre la capacité des acteurs français à se mobiliser autour d'un projet d'envergure, alliant énergie, numérique et innovation.

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