Publicité Festival de Cannes 2026 : réalité virtuelle, film novateur… on a testé les œuvres de la compétition immersive et certaines sont épatantes. Du côté de la compétition « Immersive » au 79e Festival de Cannes, 9 œuvres novatrices se disputent, au Carlton, le prix du jury présidé par la chorégraphe et réalisatrice Blanca Li et remis ce jeudi 21 mai.
Une compétition en pleine mutation
Étage -3 du Carlton. Là, dans cette immense « black box » de 1000m2, la troisième compétition immersive bat son plein depuis dix jours. Ce jeudi, le jury, présidé par la chorégraphe et réalisatrice Blanca Li, décrétera laquelle des neuf œuvres novatrices en compétition est la meilleure. Avec environ 150 projets reçus cette édition, la sélection gagne en maturité. « Les propositions sont plus qualitatives, les formats plus ambitieux », constate Elie Levasseur, responsable de la compétition.
Cette année, la sélection a quitté ses petits modules façon exposition pour investir un vaste espace dans lequel les œuvres se vivent en grande jauge. On entre par sessions, on déambule, on s'assoit parfois, on enfile un casque, puis le réel commence doucement à se fissurer. Certaines expériences, comme The Pirate Queen d'Eloise Singer dont Lucy Liu est la narratrice, embarquent dans des mondes flottants où l'on croise des silhouettes fantomatiques ou nous propulsent sur Mars (Red Planet 3009 de Mariano Leotta et Francesco Fiore). D'autres jouent avec le corps, le son, la matière.
Des œuvres qui repoussent les limites
Dans le très abouti Playing with Fire de Pierre-Alain Giraud, un Steinway mécanique rejoue seul les gestes d'une pianiste, pendant qu'en réalité augmentée, l'artiste apparaît avec une précision troublante. Plus divertissante (et parfois un peu flippante), The Black Mirror Experience de David Bardos et Damià Ferràndiz est une aventure où, accompagnés d'un « life agent », on navigue d'une rame de métro à un laboratoire inquiétant et vertigineux.
À la tête de cette section en pleine mutation, Elie Levasseur donne à voir les coulisses de cette compétition : « Cette année, on fonctionne presque comme un théâtre », explique-t-il. « Chaque œuvre demande un changement de plateau complet. On a des régies lumière, son, vidéo, VR… Entre deux sessions, quarante personnes s'activent pour transformer l'espace. »
Destination la planète Mars avec Red Planet 3009 de Mariano Leotta et Francesco Fiore. Aurore Harrouis réservé aux abonnés.



