Anne Alombert, la philosophe de l'IA : « Il faut préserver ce qui fait de nous des humains »
À 36 ans, Anne Alombert est une figure montante de la philosophie contemporaine. Maîtresse de conférences à l'université Paris-VIII, elle s'intéresse aux enjeux anthropologiques des transformations technologiques, en particulier l'intelligence artificielle. Pour elle, la philosophie n'est pas une tour d'ivoire : « Je me suis progressivement rendu compte à quel point les travaux académiques étaient hors de la vraie vie ! »
Un parcours d'excellence
Née à Lyon d'un père psychiatre et d'une mère formatrice en réinsertion professionnelle, Anne Alombert suit une prépa littéraire au lycée du Parc avant d'intégrer l'École normale supérieure de Lyon. Elle y obtient un master et réussit l'agrégation de philosophie. Son mentor l'encourage à explorer les liens entre philosophie et technologie.
Une voix critique sur l'IA
Anne Alombert alerte sur les dangers des « machines pensantes ». Selon elle, le fantasme d'une intelligence artificielle autonome mérite une réflexion critique. « Il faut préserver ce qui fait de nous des humains », insiste-t-elle. Elle a codirigé le rapport sur « l'économie de l'attention » au sein du Conseil national du Numérique entre 2021 et 2024.
Une philosophie ancrée dans le réel
Contre une philosophie déconnectée, Anne Alombert veut en faire un outil pour penser le monde. Elle s'engage dans des débats publics et des instances de régulation pour éclairer les choix technologiques. Son travail vise à éviter que les innovations ne se fassent au détriment de l'humain.
Cet article fait partie de la série « Les 50 qui vont faire demain », qui dresse le portrait de personnalités influentes de demain.



