Une fuite massive de données médicales exposée par France 2
Dans une enquête choc diffusée jeudi soir lors du journal de 20 heures, les journalistes de France 2 ont dévoilé l'existence d'une vaste base de données médicales accessible librement sur le dark web. Cette fuite sans précédent concerne les informations confidentielles d'environ 11 à 15 millions de Français, violant ainsi l'intimité médicale d'une partie significative de la population.
Origine présumée chez Cegedim
Selon les révélations des enquêteurs, les fichiers piratés proviendraient de l'entreprise Cegedim, un fabricant de logiciels médicaux qui équipe près de 25 000 cabinets médicaux et 500 centres de santé à travers l'Hexagone. Le hacker à l'origine de ce vol affirme avoir contacté l'entreprise à plusieurs reprises sans jamais obtenir de réponse, ce qui l'aurait poussé à divulguer une partie des données.
Contactée par France 2, la société Cegedim n'a pas confirmé ces informations, laissant planer le doute sur l'origine exacte de cette fuite monumentale. Les journalistes ont cependant pu vérifier l'authenticité des documents en contactant directement certaines des personnes mentionnées.
Des informations d'une sensibilité extrême
Parmi les données accessibles en ligne, figurent des informations médicales et personnelles d'une extrême sensibilité, relevées par des professionnels de santé :
- Statut sérologique VIH avec mention "porteuse du SIDA"
- Orientation sexuelle présumée avec annotations comme "serait homosexuelle d'après sa mère"
- Appartenance religieuse avec mentions "mère musulmane voilée" ou "catholique non pratiquante"
- Antécédents familiaux tragiques comme "ses 2 frères sont suicidés"
Les personnes concernées contactées par les journalistes ont confirmé la véracité de ces informations, validant ainsi l'authenticité des documents piratés.
Des personnalités de premier plan concernées
Selon l'enquête de France 2, parmi les millions de dossiers médicaux exposés figurent ceux de personnalités politiques et institutionnelles de premier plan. L'enquête mentionne notamment :
- Des candidats potentiels à la future élection présidentielle
- Des responsables de la sécurité nationale
- D'autres figures influentes de la République
Le hacker affirme n'avoir divulgué qu'une partie du fichier complet, laissant craindre que d'autres données sensibles puissent être rendues publiques ultérieurement. Cette situation soulève des questions cruciales sur la protection des données de santé en France et la responsabilité des entreprises qui les gèrent.
Cette révélation intervient dans un contexte où la cybersécurité des données médicales devient un enjeu majeur de santé publique, avec des implications potentielles sur la confiance des citoyens dans le système de santé numérique.



