Au salon VivaTech 2026, l'ambiance est à la fois enthousiaste et préoccupée. Les 655 millions d'euros annoncés par le gouvernement pour soutenir l'innovation numérique semblent insuffisants face aux enjeux de souveraineté. « C'est que dalle », lance un entrepreneur, résumant le sentiment général.
Un montant jugé insuffisant
Alors que la France et l'Europe cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis des géants américains et chinois, les 655 millions d'euros dévoilés lors du salon sont perçus comme une goutte d'eau. Les acteurs du secteur estiment que des investissements bien plus massifs sont nécessaires pour rattraper le retard.
Des enjeux cruciaux
La souveraineté numérique ne se limite pas aux données. Elle englobe les infrastructures cloud, l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la cybersécurité. Sans une stratégie cohérente et des moyens conséquents, l'Europe risque de rester dépendante.
- Cloud : besoin de solutions européennes souveraines
- IA : investir dans la recherche et les talents
- Semi-conducteurs : réduire la dépendance asiatique
- Cybersécurité : protéger les infrastructures critiques
Les start-up présentes à VivaTech appellent à une prise de conscience collective. « Nous avons besoin d'un véritable plan Marshall numérique », insiste une fondatrice. Le gouvernement promet des mesures supplémentaires, mais le temps presse.
Quelles solutions ?
Plusieurs pistes sont évoquées : création d'un fonds souverain dédié, commandes publiques favorisant les acteurs locaux, et harmonisation des réglementations européennes. La question des talents est également centrale, avec la nécessité de former davantage d'ingénieurs et de retenir les cerveaux.
En attendant, le salon VivaTech continue de mettre en lumière des innovations prometteuses, mais l'ombre de la dépendance technologique plane. Les 655 millions d'euros ne sont qu'un début, et l'urgence est désormais de transformer l'essai.



