Cryptomonnaies : 88 mis en examen pour enlèvements et séquestrations
88 mis en examen pour enlèvements liés aux cryptomonnaies

Une vague d'enlèvements liés aux cryptomonnaies

Les enlèvements en lien avec les cryptomonnaies connaissent une augmentation préoccupante en France. Selon les chiffres communiqués par Vanessa Perrée, procureure nationale anticriminalité organisée, 88 personnes, dont plus de 10 mineurs, ont été mises en examen dans le cadre de 12 dossiers de ce type actuellement en cours. Parmi elles, 75 suspects ont été placés en détention provisoire.

Dans un communiqué, Vanessa Perrée évoque un « volume significatif de mis en cause », alors que « 135 faits de ce type ont été recensés depuis 2023 par les forces de l’ordre ». La cheffe du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) souligne également « des phénomènes criminels en forte évolution » : « 18 faits en 2024, 67 en 2025, 47 en 2026, notamment en lien avec l’utilisation des cryptoactifs ».

Des réseaux structurés identifiés

Il s’agit d’enlèvements et/ou de séquestrations, parfois accompagnés de violences, avec demande de rançon ou de remise de valeurs en cryptomonnaies ou cryptoactifs. Vanessa Perrée relève « l’identification de personnes impliquées de manière récurrente dans plusieurs dossiers, révélant ainsi l’existence de réseaux structurés ».

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Trois interpellations récentes en Savoie

La semaine dernière, trois hommes âgés de 25 à 30 ans, déjà condamnés par la justice, ont été interpellés par la section de recherches de la gendarmerie de Chambéry et l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la gendarmerie. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un enlèvement survenu en novembre 2025 à Challes-les-Eaux, en Savoie. Les trois suspects ont été mis en examen et écroués.

Deux d’entre eux sont désormais également poursuivis dans une affaire similaire datant de décembre 2025 à Dompierre-sur-Mer, en Charente-Maritime. Dans ce dossier, un troisième mis en cause a aussi été interpellé par la section de recherches de Poitiers et l’UNPJ de la gendarmerie, puis mis en examen et placé en détention provisoire.

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