Le Stade Toulousain a obtenu une réduction de son amende en faisant appel de la sanction prononcée en première instance par la commission de discipline et des règlements de la Ligue nationale de rugby. Le club rouge et noir devra finalement verser 2 725 000 euros, soit 75 570 euros de moins que les 2 800 570 euros initialement infligés.
Une sanction allégée après trois saisons de dépassement
Le club présidé par Didier Lacroix a été reconnu coupable d’avoir dépassé le plafond autorisé lors de trois des quatre dernières saisons (2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025), ainsi que de « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » de 2021 à 2025. Ces infractions ont été constatées par la commission de discipline de la Ligue, qui a rendu sa décision initiale avant que le club ne fasse appel.
Des contrats de droit à l’image pointés du doigt
Les reproches de la Ligue portent notamment sur des contrats de droit à l’image sans contrepartie visible entre le troisième ligne de Toulouse et du XV de France Anthony Jelonch et un partenaire du club, la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia. Ces contrats sont interdits par le règlement, selon des informations révélées en début d’année par le journal L’Équipe.
Des primes de champion versées hors du salary cap
L’autre manquement concerne les modalités de versement des primes de champion de France à quatre joueurs. Ces primes, convenues entre le club et ces joueurs après la finale, n’ont pas pu être exclues de l’assiette du salary cap. Cette pratique a été jugée contraire aux règles de la Ligue, qui encadrent strictement les rémunérations et avantages accordés aux joueurs.
Cette décision en appel permet au Stade Toulousain de réduire la charge financière liée à cette sanction, tout en confirmant la réalité des manquements constatés. Le club devra désormais se conformer aux règles du salary cap pour les prochaines saisons, sous peine de nouvelles sanctions.



