Les arènes de Nîmes se métamorphosent en court de tennis pour le Bastide UTS
Nîmes : les arènes romaines deviennent un court de tennis

Les arènes de Nîmes se transforment en temple du tennis

Depuis le 16 mars dernier, les arènes romaines de Nîmes vivent une métamorphose spectaculaire. À sept jours du coup d'envoi de la deuxième édition du Bastide UTS Nîmes, l'amphithéâtre millénaire se prépare à accueillir le gratin du tennis mondial dans un cadre historique exceptionnel.

Un chantier unique en son genre

À l'intérieur des arènes, malgré les rafales de vent caractéristiques de la région, machines et ouvriers s'affairent avec détermination. Ce chantier, probablement unique en France et peut-être même dans le monde, représente un défi technique considérable. La mission exige près de sept jours de travail minutieux pour transformer ce monument historique en court de tennis professionnel répondant aux standards internationaux.

Comme l'an passé, l'objectif reste inchangé : garantir une qualité optimale de rebond et de glisse pour les huit joueurs de très haut niveau attendus. Le terrain doit impérativement répondre aux exigences strictes du circuit professionnel, ce qui nécessite une attention particulière à chaque étape de la construction.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un processus de construction entièrement manuel

La réalisation de ce court éphémère suit un processus méticuleux et traditionnel. La première étape consiste à mettre à plat le sol des arènes, traditionnellement bombé pour faciliter l'évacuation des eaux. Une fois la dalle existante rendue parfaitement plane, les équipes peuvent commencer la construction proprement dite.

"On délimite le court avec les organisateurs, aux dimensions réglementaires de 20 mètres sur 40, avant de mettre en place le calcaire, que l'on travaille entièrement à la main", explique Albin Ricard, régisseur prestataire du Bastide Médical UTS Nîmes et responsable de l'entreprise Baxal.

Le niveau est vérifié tous les trois mètres avec une précision extrême. Ensuite, les équipes procèdent à l'apport de 120 tonnes de couche calcaire, similaire à celle utilisée à Roland-Garros, pour former un terrain de plus de 6 centimètres d'épaisseur. À cette base sont ajoutées 5 tonnes de briques pilées qui donnent au court sa couleur ocre caractéristique.

"C'est une couche superficielle qui teinte le sable et qui donne cette impression de terre battue si chère aux amateurs de tennis", précise Alban Ricard. Les lignes du court sont installées en tissu, clouées et peintes selon un procédé identique à celui utilisé lors du prestigieux tournoi de Monte-Carlo.

Des améliorations pour une meilleure expérience spectateur

Cette année, les équipes de l'UTS ont porté une attention particulière à la visibilité du court pour l'ensemble des spectateurs. "J'ai reproduit ce que je fais sur les autres tournois, au niveau du podium chaque palier a son propre niveau. Ainsi la ligne de vue est parfaite pour tous", détaille le régisseur.

Une innovation notable concerne la capacité d'accueil. Les équipes techniques sont particulièrement fières d'avoir réussi à ajouter 300 places assises supplémentaires sur la piste, tout en respectant scrupuleusement les normes de sécurité les plus strictes. Cette augmentation de capacité devrait permettre au tournoi de battre ses records de fréquentation dès cette édition.

Les travaux devraient s'achever durant le week-end précédant le tournoi. Une fois terminé, le court sera recouvert d'une bâche protectrice jusqu'au début des compétitions, qui s'annoncent déjà complètes. Cette transformation éphémère des arènes de Nîmes témoigne une fois encore de la capacité de la ville à marier patrimoine historique et événements sportifs d'envergure internationale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale