Nathanaël Molin : "Le seul match qui ne m'intéresse pas, c'est celui entre les Lebrun"
Entraîneur des Lebrun : "Leur duel ne m'intéresse pas"

Les frères Lebrun en route pour Singapour avec des ambitions affûtées

Félix Lebrun, âgé de 19 ans, s'apprête à disputer dès jeudi le premier Grand Smash de la saison à Singapour, un tournoi majeur équivalent à un Grand Chelem qu'aucun des deux frères n'a encore remporté. Dans le sillage d'un début de saison victorieux, Alexis et Félix Lebrun partent à la conquête de ce rendez-vous international, nourrissant de fortes ambitions selon leur entraîneur Nathanaël Molin.

Une préparation minutieuse pour des objectifs ciblés

Après un mois de janvier intense consacré à la préparation, Nathanaël Molin, en maniaque du détail, se dit foncièrement optimiste. "On s'est dit que c'était important de travailler en continuité le physique, avec une grosse période de mobilisation", explique-t-il. Pour Alexis, l'axe de travail a été de renforcer son "petit jeu", notamment le jeu court, avec la volonté d'en faire un des meilleurs joueurs mondiaux dans ce domaine. Concernant Félix, l'accent a été remis sur les changements de vitesse et des exercices visant à augmenter la puissance.

Des performances solides et des signaux positifs

Ce travail a visiblement porté ses fruits, comme en témoigne le titre d'Alexis lors du Top 16 européen à Montreux le 8 février. "La grande différence entre les deux compétitions, c'est que l'année dernière, pour s'imposer, il a dû faire un très grand Top 16 en termes de niveau et d'intensité. Cette année, selon moi, il a joué assez normalement, sans avoir besoin de se surpasser", analyse Molin. Il souligne qu'Alexis n'a été mis en danger que sur un match, contre Simon Gauzy, signe que ses fondamentaux sont extrêmement solides et qu'il a beaucoup progressé. "Quand on gagne sans faire une grande compétition, pour un entraîneur comme moi, ce sont de sacrés signaux positifs, parce que ça veut dire que les critères de base sont très élevés".

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Les duels fratricides : un sujet délicat pour l'entraîneur

À l'inverse, Félix a subi une défaite sèche (3-0) en demi-finale contre son frère, alors que leurs précédents duels avaient atteint des sommets. Nathanaël Molin avoue que ces confrontations sont particulières. "J'ai envie de souligner que durant ce Top 16, Félix a mis deux caisses à deux très bons joueurs aux tours précédents, notamment contre Anders Lind. Mais, comme je le dis souvent, les duels entre Alexis et Félix sont les seuls matches qui ne m'intéressent pas. J'en ai 400 minimum à me mettre sous la dent, mais celui-là, je ne le prends pas. Quelque part, mon travail s'arrête là". Il précise que ces matches impliquent trop de paramètres émotionnels et affectifs, et qu'ils ne concernent pas directement sa mission d'entraîneur.

Les ambitions pour Singapour et au-delà

Malgré cette défaite, Molin reste positif sur la performance de Félix, qui a atteint pour la première fois les demi-finales du Top 16. Pour le Grand Smash de Singapour, il attend surtout que Félix continue à appliquer les principes de jeu établis fin décembre. Cependant, il tempère les attentes : "Ce n'est pas une compétition prioritaire pour nous. Nos grands objectifs, ce sont les Championnats du Monde par équipe. C'est vraiment là qu'on a envie d'être le plus fort". Singapour est vu comme un beau rendez-vous pour s'évaluer après le Top 16, mais "au niveau du palmarès, il y a tout à gagner. Alexis et Félix en sont proches, bien sûr".

Les frères Lebrun, qualifiés récemment avec l'Alliance Nîmes-Montpellier pour le Final Four de la Ligue des Champions, enchaînent ainsi les compétitions avec un œil tourné vers les défis mondiaux à venir.

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