Marine Tondelier, candidate écologiste à l'élection présidentielle de 2027, a dévoilé ce jeudi un plan ambitieux visant à intégrer les enjeux de santé publique et de protection de l'environnement. Présenté lors d'une conférence de presse à Paris, ce programme se veut une réponse aux crises sanitaires et écologiques actuelles.
Un plan en cinq axes
Le plan de Marine Tondelier s'articule autour de cinq grandes priorités. Premièrement, la réduction des polluants dans l'air, l'eau et les sols, avec des objectifs chiffrés de baisse des émissions de particules fines et de nitrates. Deuxièmement, la promotion d'une alimentation saine et durable, via le soutien à l'agriculture biologique et la réduction des pesticides. Troisièmement, la rénovation énergétique des bâtiments pour lutter contre la précarité énergétique et améliorer la qualité de l'air intérieur. Quatrièmement, le développement des mobilités actives et des transports en commun pour réduire la pollution atmosphérique. Cinquièmement, le renforcement du système de santé face aux impacts du changement climatique, notamment les canicules et les maladies vectorielles.
Des mesures concrètes
Parmi les mesures phares, la candidate propose la création d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de la pollution, le déploiement de capteurs citoyens pour mesurer la qualité de l'air, et l'interdiction des perturbateurs endocriniens dans les produits de consommation courante. Elle prévoit également un plan de formation massive des professionnels de santé aux enjeux environnementaux.
Marine Tondelier a insisté sur le lien entre santé et environnement, dénonçant une « politique du silence » qui a conduit à des milliers de morts prématurées dues à la pollution. Elle a appelé à une mobilisation générale, estimant que « la santé n'est pas une marchandise, mais un bien commun à protéger ».
Réactions et critiques
Ce plan a été salué par plusieurs associations environnementales, mais critiqué par certains syndicats médicaux qui jugent les mesures trop ambitieuses et non financées. Le gouvernement actuel a réagi en affirmant que des actions étaient déjà en cours, sans toutefois détailler de nouvelles propositions.
À un an du scrutin, Marine Tondelier espère ainsi se démarquer dans une campagne où les questions environnementales peinent à émerger. Elle promet de faire de la santé environnementale une priorité nationale, avec un budget dédié de 10 milliards d'euros sur cinq ans.



