Une première manche désastreuse pour les Bleus à Bormio
Ce lundi 16 février 2026, sur les pistes de Bormio en Italie, les slalomeurs français ont vécu une matinée véritablement cauchemardesque lors de la première manche de qualification du slalom des Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina. Les espoirs de médailles, pourtant nourris, se sont brutalement éloignés après des performances largement en dessous des attentes.
Des performances individuelles décevantes
La révélation de la saison, Paco Rassat, pourtant double vainqueur en Coupe du Monde cette année, a immédiatement enfourché dans le haut du tracé, mettant fin prématurément à sa course. Steven Amiez, auteur de plusieurs fautes techniques, a tout de même terminé sa descente mais à une modeste 21e place, accusant un retard de plus de quatre secondes sur le leader.
Le jeune Léo Anguenot, parti avec le dossard 41, n'a pas fait mieux en sortant de piste après seulement huit secondes de course, ne se qualifiant donc pas pour la seconde manche. Quant au champion olympique en titre, Clément Noël, il a franchi la ligne d'arrivée avec un retard inquiétant de presque deux secondes sur le Norvégien Atle Lie McGrath, et de plus d'une seconde sur les skieurs du podium provisoire.
La réaction sans filtre de Clément Noël
Au micro de France 2, le Vosgien, porte-drapeau de la délégation française, n'a pas mâché ses mots pour exprimer sa frustration. "C'est quand même un peu la honte", a-t-il lâché, lucide sur la performance collective décevante. Malgré tout, le skieur garde un mince espoir pour la suite de la compétition.
"Pour moi ce n'est pas fini et je vais me battre à la deuxième manche. On verra ce que ça peut donner. Je ne suis pas satisfait mais je vais skier, de toute façon je n'ai que ça à faire", a-t-il confié, montrant une détermination intacte malgré les circonstances difficiles.
Un bilan olympique inquiétant pour le ski alpin français
À moins d'un véritable miracle lors de la deuxième manche prévue à 13h30, les skieurs alpins français risquent de rentrer bredouilles de ces Jeux Olympiques. Cette contre-performance, si elle se confirme, pourrait marquer un échec historique pour la discipline, avec un possible zéro pointé en ski alpin.
La situation est d'autant plus préoccupante que les Bleus arrivaient à Bormio avec des ambitions affichées, notamment portées par Clément Noël, champion en titre, et Paco Rassat, en grande forme cette saison. Les observateurs s'interrogent désormais sur les causes de cette débâcle collective et sur la capacité des skieurs français à rebondir lors des prochaines épreuves.
La deuxième manche, cruciale, déterminera si le ski alpin français peut encore sauver les apparences ou si cette journée restera dans les annales comme un véritable fiasco olympique.



