Isack Hadjar, le jeune Français qui rêve de titres aux côtés de Verstappen en F1
Hadjar, l'espoir français aux côtés de Verstappen en F1

Isack Hadjar, l'espoir français qui vise les sommets en Formule 1

Propulsé au volant d'une des monoplaces les plus performantes du plateau, aux côtés du quadruple champion du monde Max Verstappen, le jeune Français Isack Hadjar dispose désormais de tous les atouts nécessaires pour rêver un jour du titre mondial. Cependant, cette conquête pourrait demander un peu de patience.

Une opportunité historique pour un pilote français

Depuis 2019 et le départ de Pierre Gasly de chez Red Bull, aucun pilote français n'avait entamé une saison de Formule 1 avec une monoplace réellement capable de briguer le titre mondial. En 2026, dès ce week-end à Melbourne, Isack Hadjar bénéficie enfin de cette chance exceptionnelle. Le Parisien de 21 ans a su saisir cette opportunité au cours d'une première saison en F1 déjà marquée par un podium impressionnant à Zandvoort.

Pur produit de la galaxie Red Bull, formé l'an passé chez Racing Bulls, Hadjar a logiquement été promu pour prendre place dans le second baquet de l'écurie mère, aux côtés de Max Verstappen. Un siège qui s'est révélé être un véritable siège éjectable pour ses prédécesseurs, d'Alexander Albon à Sergio Perez, en passant par Liam Lawson et Yuki Tsunoda, tous incapables de suivre le rythme imposé par le champion néerlandais.

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Un parcours mérité et des qualités reconnues

Stéphane Guérin, formateur de pilotes expérimenté et responsable piste de l'académie junior Mercedes, a suivi avec attention les débuts du jeune pilote francilien dans les catégories inférieures. « Isack n'a pas eu un parcours simple », explique-t-il. « Il a gravi les échelons un à un alors qu'il n'était pas dans la meilleure équipe et qu'il ne bénéficiait pas toujours du meilleur environnement. Sa place en F1 est 100% méritée. Et il me semble qu'il aborde sa mission de la bonne manière. »

Le Rochelais poursuit son analyse : « Isack est meilleur que la plupart des anciens coéquipiers de Verstappen, y compris Sergio Perez. Il sait à quel monstre il s'attaque avec Max Verstappen, certainement le meilleur pilote en activité, avec toute une équipe derrière lui. Tout lui est dédié et c'est normal puisque Max a mené l'équipe au plus haut niveau. »

Humble et ambitieux face au défi

Dans l'ombre du grand Max, Hadjar comprend parfaitement le rôle essentiel qu'il doit jouer au sein d'une écurie privée du titre constructeur depuis deux ans. « L'objectif est d'être régulier au maximum, d'être dans les points tous les week-ends », déclarait-il après les tests de Bahreïn. « Quand on est Red Bull, on est un peu obligé. Je suis dans une voiture qui est au minimum dans le top 4. »

Le jeune pilote ajoute avec lucidité : « C'est une chance d'être à côté de Max. Je sais qu'à voitures égales, je suis avec le meilleur au monde. Je peux savoir si je suis bon ou pas bon. Je m'attends à être dans le coup mais je ne pense pas être aussi régulier que lui. Je n'ai pas onze années de F1 dans les pattes, donc si je suis devant lui, c'est qu'il y a un problème. »

La nouvelle réglementation : un défi pour tous

La nouvelle réglementation technique apportera-t-elle un avantage à la jeunesse ? Stéphane Guérin apporte son expertise : « La partie électronique du moteur a un impact extrêmement important sur la performance de la voiture. Cela modifie la manière de piloter et les pilotes doivent entreprendre un travail sur eux pour adapter leur conduite à ces exigences. Les premiers Grand Prix demanderont un gros effort aux pilotes pour tirer le meilleur parti du package. »

La jeune garde conquérante, composée d'Isack Hadjar, Kimi Antonelli (19 ans), Oliver Bearman (20 ans), Gabriel Bortoleto (21 ans), Franco Colapinto (22 ans) et Arvid Lindblad (18 ans), saura-t-elle mieux s'adapter à ces changements ? Les premières réponses commenceront à Melbourne.

Alpine : un nouveau départ avec Mercedes

Dans le même temps, Alpine opère un virage stratégique majeur en abandonnant son moteur Renault pour adopter le performant moteur Mercedes. Après une saison 2025 catastrophique qui s'est conclue par une dernière place, l'écurie française cherche à rebondir.

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Stéphane Guérin réagit à cette décision : « Quand on est Français et quand on doit, comme moi, sa carrière aux disciplines fondées par Renault Sport, on a du mal à se satisfaire de cette situation. La première chose qui me vient à l'esprit, c'est : comment en est-on arrivé là alors qu'une grosse partie des dépenses d'investissement pour le développement du moteur avait été engagée ? »

Alpine et son directeur Flavio Briatore ont donc choisi de faire table rase, espérant retrouver la compétitivité avec cette nouvelle alliance technique. Le paysage de la Formule 1 française s'annonce ainsi particulièrement intéressant pour la saison 2026, avec un jeune espoir prometteur chez Red Bull et une écurie historique en pleine reconstruction.