Les commissaires de course, piliers de l'ombre du sport automobile en Occitanie
Ce week-end, à Saint-Jean-du-Gard, la course de côte du Col Saint-Pierre, deuxième manche du championnat de France, démarre avec une étape cruciale : les vérifications techniques et la présentation des pilotes à l'Espace Paulhan dès 18 heures. Derrière cette organisation se cachent des acteurs essentiels, souvent méconnus : les commissaires de route. Ces bénévoles, comme Alain Joly présent sur place, sont indispensables pour assurer la sécurité et le bon déroulement des épreuves. Sans leur dévouement, pas de course possible.
Une passion coûteuse pour les bénévoles
Alain Joly, commissaire expérimenté, explique que cette fonction relève avant tout d'une passion profonde. "Pour devenir commissaire, il faut avoir envie de vivre la course aux côtés des pilotes et des autres protagonistes", confie-t-il. Comme ses collègues, il a passé un examen pour prendre des décisions rapides en cas d'incident et anticiper les risques, notamment en gérant les spectateurs. Les missions varient selon les disciplines, comme le rallye ou la course de côte, et peuvent être compliquées par des conditions météorologiques difficiles.
Malgré leur rôle primordial, les commissaires assument souvent leurs frais de déplacement, un budget qui a considérablement augmenté récemment. "Cette année, j'en suis à mon septième déplacement, mais si l'essence reste aussi chère, je n'irai pas au Mont-Blanc ou au Var", admet Alain Joly, soulignant les défis financiers auxquels font face ces bénévoles.
Un besoin urgent de renouvellement et de reconnaissance
Samuel Teissier, co-organisateur de la course et président de la ligue Occitanie Méditerranée, insiste sur l'importance de valoriser ces bénévoles. Sur le Col Saint-Pierre, plus de 150 commissaires parmi 200 bénévoles sont mobilisés. "Cela fait deux ans que nous avons habillé les 400 commissaires de route de la Ligue. C'est un gros budget, mais il faudrait faire plus", explique-t-il. En janvier dernier, une réunion à Lédenon a rassemblé 400 bénévoles pour discuter de l'évolution de la fonction et organiser des formations, un travail nécessaire face au vieillissement des effectifs.
Pour attirer des jeunes, des initiatives comme celle du Critérium des Cévennes ont été lancées. Alain Joly, souvent posté au point 1 avec sa femme ou des collègues, note que les spectateurs sont généralement respectueux, mais des incidents, comme lors du Rallye de l'Hérault où la course a dû être arrêtée, rappellent l'importance de leur vigilance.
L'engagement malgré les obstacles
L'an dernier, Alain Joly a effectué trente et un déplacements, témoignant d'un engagement sans faille. Malgré les coûts croissants, il reste un spectateur privilégié des courses, prêt à continuer son rôle tant que possible. Cette histoire illustre le dévouement des commissaires, ces héros de l'ombre qui permettent au sport automobile de briller en toute sécurité en Occitanie et au-delà.



