USD Dax : Un triumvirat pour stabiliser le club et préparer l'avenir
USD Dax : Un triumvirat pour stabiliser le club

Un triumvirat aux commandes de l'US Dax pour restaurer la sérénité

Après des mois de turbulences internes, l'US Dax semble enfin retrouver un peu de calme. Cette accalmie a été officiellement actée lors de l'assemblée générale de la SASP, tenue le 31 mars dernier. Comme prévu, un triumvirat composé d'André Morlaes, Thomas Médina et Gérard Cazaux a été nommé au directoire pour reprendre fermement les rênes du club landais et gérer ses affaires courantes.

Une première rencontre cruciale avant le choc face à Colomiers

À la veille du match déplacement à Colomiers, programmé ce vendredi à 19h30, les trois nouveaux dirigeants ont tenu à rencontrer l'ensemble du staff technique et les joueurs en début de journée. L'objectif était clair : faire un point complet sur la situation du club, à quelques semaines seulement de la fin de saison, alors que l'USD mène un combat acharné pour son maintien.

« Nous nous devions de le faire. C'était notre volonté de les rassurer, de leur dire qui nous étions et comment nous voyions les choses », a confié André Morlaes, désigné président du directoire, en charge de l'administratif et du lien avec l'association support.

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Forts de leurs expériences respectives en tant que chefs d'entreprise, les trois hommes ont bâti leur discours autour des piliers que sont la transparence, la confiance et l'organisation. « Certains joueurs ont osé nous poser des questions, ce n'est pas simple, mais il n'y a pas eu de langue de bois », a poursuivi Morlaes. Une approche qui a visiblement porté ses fruits auprès du groupe.

« Quand tu es un sportif de haut niveau, ce n'est pas simple de se poser des questions toute la semaine sur des choses que tu ne maîtrises pas. La tête va toujours avant les jambes, et les jambes ne vont pas sans la tête, donc ça fait du bien », a apprécié l'ailier Naïm Ben Alla.

Une situation économique jugée « limitée » nécessitant des actions rapides

Face aux premières décisions à prendre, le directoire admet sans détour que la santé financière du club est « limitée ». « Notre modèle tient, mais nous avons atteint un plafond de verre », a souligné Thomas Médina, responsable du volet sportif et des finances. Pour la saison prochaine, le budget devrait ainsi rester en deçà de la barre des 7 millions d'euros.

Pour renflouer les caisses et dépasser ce plafond, l'USD compte activement rechercher de nouveaux partenaires commerciaux dans les mois à venir. « On souhaite ajouter une corde à notre arc au sein du directoire. C'est pourquoi il nous faudrait une personne en charge d'encadrer les commerciaux », a détaillé André Morlaes, évoquant un possible renfort dans la gouvernance.

L'avenir passe par la formation et le renforcement des liens

Pour assurer la pérennité du club, le triumvirat reconnaît également l'impérieuse nécessité de construire « une autoroute » entre l'association historique et la SASP. « Aujourd'hui, notre objectif commun est le devenir de l'USD », a repris André Morlaes. « Cet avenir ne pourra passer que par un centre de formation performant et le développement des sections jeunes. L'idée est de faire émerger des talents et d'en tirer profit par la suite. »

Une ambition concrète qui se traduit déjà par une recherche active d'un nouveau directeur pour le centre de formation, suite au départ de Thierry Gatineau.

Séduire un nouveau public pour remplir le stade Maurice-Boyau

L'autre grand défi identifié par la nouvelle direction est celui de la fréquentation et de l'ambiance au stade Maurice-Boyau. Une mission confiée à Gérard Cazaux, le troisième homme du directoire. Il s'agira à la fois de fidéliser les abonnés historiques et, surtout, d'attirer un public plus jeune et plus large.

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« Il faut qu'on parvienne à séduire ces jeunes. Nous faisons partie d'un spectacle, donc c'est à nous de réussir à les faire venir », a insisté André Morlaes. Le trio se montre ouvert à toute collaboration future pour relever ces défis. « Aujourd'hui, une seule personne ne peut pas gérer un club de rugby professionnel. Si d'autres souhaitent nous épauler lorsque la mer sera plus calme et que le bateau ne tanguera pas, ils sont les bienvenus », a conclu le nouveau président du directoire, laissant la porte ouverte à de futurs renforts.