SU Agen : Fonteneau tire la sonnette d'alarme sur le modèle économique du club
SU Agen : Fonteneau alarmé par le modèle économique

SU Agen : Fonteneau tire la sonnette d'alarme sur le modèle économique du club

Après avoir officialisé le recrutement pour la saison prochaine, Jean-François Fonteneau a insisté, ce mercredi 1er avril, sur la nécessité pour le club agenais de revoir son modèle économique. Avec 12,7 M€ de budget, le SUA se situe au 7e rang de la Pro D2, une position cohérente avec ses moyens financiers.

Même si ce n’est pas une garantie de succès, il n’y a rien d’étonnant à voir quatre des six plus gros budgets de la division dans le top 6. Pour s’installer durablement parmi les vingt meilleurs clubs français, le club agenais devra donc revoir ses finances à la hausse. Pourtant, son budget ne devrait pas dépasser les 12 M€ la saison prochaine.

Un modèle économique sous pression

« Aujourd’hui, avec des charges incompressibles, notre modèle économique est à 11 M€, tant qu’on n’a pas trouvé d’autres partenaires », justifie le président Fonteneau. Faisant face à un déficit chronique, qui a conduit au licenciement économique la saison passée de Julien Guiard, l’homme fort du SUA ne masque pas son inquiétude.

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Il assure être « vigilant » pour préserver la centaine de salariés, joueurs y compris : « Pour l’instant, on n’a pas réussi à trouver l’équilibre financier grâce à l’outil stade et on essaie de trouver notre modèle économique. Je tire une forme de sonnette d’alarme, mais ce n’est pas nouveau. Je ne peux pas continuer à faire ce que je fais depuis trois ans. J’ai mis 1,5 M€ la saison passée et je mets encore 2 M€ cette saison pour combler le trou. Ça ne peut pas durer. Je ne peux pas mettre en péril ma situation personnelle. Je ne suis pas Mohed Altrad… »

Le stade, « un fardeau à porter »

Le « très cher » stade Armandie est notamment dans le viseur du président agenais : « Entre le loyer de 330 000 euros, l’entretien (en dehors de la pelouse), et le remboursement du prêt pour les travaux (5,5 M€ sur les 8 M€ investis), le stade nous coûte 1,3 M€ par saison. C’est un fardeau à porter, qui correspond à notre déficit. »

Pour le réduire, mission avait été confiée à Mauricio Reggiardo de faire baisser la masse salariale joueurs. Elle va ainsi passer de 3,7 à 3,2 M€ brut (elle était encore de 4,7 M€ il y a trois ans). Mais le manager le promet : « Les décisions financières n’affectent pas la performance de l’équipe. »

Des pistes de développement économique

De son côté, le nouveau directeur exécutif Fabien Haas est chargé de trouver des pistes de développement économique, sachant que le partenariat représente 65 % du chiffre d’affaires et la billetterie ne pèse que 5 %. « Il y a des pistes locales qu’on active ou réactive, avec des fleurons de notre département. »

Si la piste Taisho reste de l’ordre du « fantasme », Jean-François Fonteneau croit beaucoup au projet du sucre révolutionnaire d’Alexandra Fregonese et dont le SUA pourrait être « un petit ambassadeur ». Le « club éco » à Paris a aussi été relancé. « Avec 18 matchs sur 28 télévisés à 19 ou 21 heures en direct sur Canal+ Sport, le SUA reste un vecteur de communication très important », insiste le président agenais.

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