Stade Rochelais : Une saison noire marquée par les blessures
Au-delà de la défaite concédée face à Bayonne (26-15) ce samedi à Saint-Sébastien, le Stade Rochelais a vécu un véritable cauchemar sur le plan médical. Les Maritimes ont vu trois de leurs cadres majeurs rejoindre une infirmerie déjà surchargée, illustrant cruellement les difficultés d'une saison pour l'instant catastrophique.
Deux minutes de cauchemar pour Ronan O'Gara
Les Rochelais commencent malheureusement à être habitués à cette scène désolante. Un joueur à terre, les soigneurs qui se précipitent, et cette demande de changement qui sonne comme un nouvel échec. Ce samedi, lors de la triste défaite contre Bayonne, l'entraîneur Ronan O'Gara a vécu un cauchemar dans le cauchemar en l'espace de deux minutes chrono.
La malchance a frappé dès avant le match, lorsque Levani Botia a dû être examiné. Le Fidjien ne tiendra finalement que trente et une minutes sur le terrain. Deux minutes plus tard, c'est le géant australien Will Skelton qui reste au sol, visiblement blessé à la jambe. La gravité de la situation apparaît immédiatement aux yeux de tous.
Un coup très dur pour le groupe rochelais
Cette accumulation de blessures représente un coup extrêmement dur pour le deuxième ligne et son club. Will Skelton n'en était qu'à son septième match de la saison, faisant partie des totems du groupe avec Botia et Grégory Alldritt – ce dernier forfait mais présent à Anoeta en tant qu'adjoint-terrain.
La malchance des Jaune et Noir ne s'arrête pas là. À la 35e minute, Jules Favre est sonné après un plaquage haut de Cheikh Tiberghien – il ne reviendra qu'à la 72e. Pire encore, à la 80e minute, Davit Niniashvili, le facteur X si souvent décisif pour l'équipe, se blesse durement à la cheville.
Une infirmerie qui symbolise la fin d'un cycle
Ces nouvelles blessures n'expliquent pas totalement la fragilité montrée par le Stade Rochelais ce soir-là – notamment au niveau de sa touche et de ses trois cartons jaunes évitables – face à des Basques pourtant très indisciplinés. Mais elles compliquent considérablement les perspectives de printemps des Maritimes.
Pas en Challenge Cup, où le club a déjà prévu d'envoyer plusieurs jeunes jouer le huitième de finale à Newcastle le 4 avril. Mais bien en Top 14, où le top 6 est désormais à sept points (en attendant le match de Clermont) et apparaît quasi inaccessible.
Dans une saison où les Maritimes auront tout connu, jusqu'à deux appendicites (Kane Douglas et Ultan Dillane) sans parler de l'infarctus de Uini Atonio, les blessures resteront le symbole marquant de ce qui ressemble de plus en plus à la fin d'un cycle pour ce groupe.
Voir l'infirmerie se remplir à nouveau après un léger mieux ne fait que confirmer cette impression : il est plus que temps que de l'oxygène arrive cet été pour redonner un nouveau souffle à cette équipe meurtrie.



