Section Paloise : Le manager s'adapte au report du match contre Perpignan
Section Paloise : Adaptation au report du match contre Perpignan

Section Paloise : Le manager s'adapte au report du match contre Perpignan

De retour à Pau après le report inattendu du match face à Perpignan, initialement prévu ce samedi, le manager béarnais a dû rapidement s'adapter à sa reprogrammation, désormais fixée à dimanche prochain au stade Aimé-Giral (18h15). Cette annonce tardive a surpris l'encadrement et les joueurs, nécessitant une réorganisation immédiate du planning.

Une annonce surprise et une frustration maîtrisée

Comment avez-vous appris puis digéré ce report à quelques heures du coup d'envoi ? Nous l'avons appris vers 10h30. On a été surpris par cette annonce, étant donné que l'incertitude de l'après-midi précédent semblait levée le soir même. C'est pour cela que nous avions rallié Perpignan depuis notre lieu de stage à Gérone. Cela fait partie des éléments que l'on ne maîtrise pas dans le monde du sport professionnel.

Êtes-vous agacé vis-à-vis de ce report tardif ? Je suis plutôt frustré, car j'étais très satisfait du travail du staff durant la semaine et de l'engagement des joueurs. Cette frustration vient aussi du fait que je ne verrai jamais le rendu que j'imaginais pour ce samedi après-midi, car je sentais très bien les choses. La mission consiste maintenant à reporter cette performance de huit jours.

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Un planning réajusté et une opportunité saisie

Quels changements cela implique dans votre planning ? Nous reprenons l'entraînement mercredi pour deux journées complètes, incluant jeudi. Nous laissons vendredi comme jour de repos, puis nous effectuons un team run avant le départ pour Perpignan samedi. Nous avons déjà bien préparé ce match et estimons qu'il ne faut pas en refaire trop. Nous sommes sur une treizième semaine consécutive de charge, il était nécessaire d'accorder du temps de régénération. De nombreux joueurs sont sollicités par les équipes de France de rugby à VII et à XV. Il est judicieux de s'ajuster à leur planning pour garantir une journée de récupération commune le vendredi.

Comment le groupe a-t-il accueilli la nouvelle de ce report ? Initialement, la reprise était prévue ce jeudi. Nous devions faire deux jours puis nous retrouver le lundi suivant. Cela modifie le planning des deux prochaines semaines. Mais le groupe était programmé pour prendre ses vacances après le match contre Bordeaux (le 28 février). Il avait déjà conscience de ce tunnel de treize matchs, malgré l'espace entre les 12e et 13e journées. Nous nous adaptons, mais il n'y a pas de révolution.

Absences des internationaux et retour de Sacha Zégueur

Reprendre tard, est-ce aussi une manière d'alléger le poids des absences de vos internationaux, dans l'attente du retour de certains d'entre eux en milieu de semaine ? Oui, même si nous avons maintenant un peu plus l'habitude de gérer ce type de semaine. La difficulté cette fois-ci, c'est que, convention oblige, même les joueurs relâchés du groupe des 42 seront mobilisés jusqu'à jeudi soir. Paradoxalement, le report du match à dimanche représente plutôt une opportunité.

Sacha Zégueur, qui figure dans le groupe des 42, n'avait plus été appelé par le XV de France depuis juin 2023. Comment voyez-vous ce retour ? Cela valorise la dynamique de la Section, la progression constante de Sacha depuis quelque temps, et sa bonne période d'énergie. Actuellement, il met beaucoup d'intensité en étant précis et discipliné. C'est ce qui a attiré l'attention du XV de France. Nous sommes surtout très heureux d'en avoir encore huit joueurs concernés, même si nous sommes déçus pour Aaron Grandidier, qui montrera qu'il mérite d'être proche de ce groupe. Nous accompagnons attentivement Thomas Laclayat et Jimi Maximin, car nous commençons à avoir de nombreux joueurs dans les radars du groupe élargi. Il faut qu'ils continuent d'y être et surtout d'y rester, c'est notre nouvelle ambition.

C'est flatteur, mais cela a aussi des inconvénients… Non, cela n'a que des avantages. Cela montre que le projet avance et que l'identité béarnaise se réveille. Quand un projet collectif est abouti, il valorise les individus qui le nourrissent. C'est un cercle assez vertueux, pas un handicap.

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