La presse anglo-saxonne dépeint la déroute des Bleus et le triomphe écossais à Murrayfield
Presse anglo-saxonne sur la défaite des Bleus et la victoire écossaise

La presse anglo-saxonne dissèque la défaite française et le triomphe écossais

Ce dimanche, la presse anglo-saxonne se concentre principalement sur la défaite de l'Angleterre en Italie, mais elle consacre également une large place au triomphe retentissant de l'Écosse face à l'équipe de France, sur le score de 50 à 40 à Murrayfield. Les journaux britanniques soulignent avec force détails la prestation écossaise exceptionnelle et le piètre match livré par les Bleus, dans une rencontre qui marquera les annales du Tournoi des Six Nations.

Un triomphe historique pour l'Écosse sous les yeux médusés

« Cette victoire restera sans doute comme la plus belle des presque neuf années de mandat de Gregor Townsend », estime The Scotsman avec emphase. Le quotidien écossais rapporte que le public de Murrayfield avait peine à croire à ce qu'il voyait, soulignant que jamais l'Écosse n'avait inscrit une demi-centaine de points contre la France en 82 minutes extraordinaires de jeu.

The Guardian s'emballe quant à lui en titrant « L'Écosse, mon Dieu ! », ajoutant que le score, aussi surprenant qu'il puisse paraître de la part de ces habitués des contre-performances, ne rend absolument pas justice à l'Écosse. Le journal avance même qu'il sous-estime l'ampleur de cette victoire, le seul regret écossais étant d'avoir encaissé quatre essais dans le dernier quart d'heure.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les Bleus maîtres de leur destin malgré la déroute

Les médias britanniques notent que les Bleus, qui recevront l'Angleterre samedi prochain, restent techniquement maîtres de leur destin dans le Tournoi, face à des Écossais qui iront en Irlande avec un retard de 58 points au goal-average. Cependant, cette perspective est largement éclipsée par l'analyse sévère de la performance française.

The Guardian dit certes « bravo à la France » qui n'a « jamais baissé les bras », mais il pointe sans ambages « une véritable déroute ». Par-delà l'ampleur du score, The Times appuie ce constat avec des chiffres accablants : « La France n'a jamais réussi à freiner l'élan écossais ni à prendre un ascendant physique. » Le journal révèle que l'Écosse a remporté la totalité de ses 125 rucks offensifs et que la France n'a effectué aucune passe après contact en première période, un chiffre qui contraste violemment avec les 19 passes réussies lors des trois premières journées du Tournoi.

Critiques acerbes et notion d'auto-sabotage

The Telegraph adopte un ton particulièrement incisif, relevant que les critiques formulées par Fabien Galthié au sujet du vestiaire visiteurs à Murrayfield paraissent désormais « encore plus déplacées et absurdes ». Le quotidien conservateur tire à boulets rouges sur l'équipe de France, repartie « vaincue, humiliée et anéantie » d'Édimbourg, avec « un rêve de Grand Chelem qui s'éteint de la manière la plus ignominieuse qui soit ».

Le journal invoque même « la Vieille Alliance », en référence à l'entente historique de 1295, pour souligner que « la France a certes rendu service à ses vieux amis, mais il est regrettable que cela ait coïncidé avec un niveau d'auto-sabotage frôlant le ridicule ». The Telegraph ajoute, pour faire bonne mesure, que « Sione Tuipulotu et Huw Jones ont fait passer les Bordelais pour des amateurs ».

Antoine Dupont lui-même impuissant face au naufrage

Les analyses convergent sur un point : même le talentueux Antoine Dupont n'a pu inverser le cours du match. The Telegraph note crûment que « même le grand Antoine Dupont n'a rien pu faire pour éviter le naufrage ». The Guardian, plus tempéré, observe simplement qu'« il n'est pas infaillible », tandis que The Times ajoute qu'« il a paru bien lent, surpassé par Ben White » lors de cette rencontre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Dans le même temps, Irish Independent rappelle que « les Écossais n'ont jamais battu l'Irlande en onze tentatives sous la direction de Gregor Townsend », mais estime que la victoire irlandaise est loin d'être acquise après la prestation époustouflante de l'Écosse, contrastant avec la « victoire laborieuse » de l'Irlande contre le Pays de Galles.

Cette couverture médiatique anglo-saxonne peint donc un tableau sans concession pour l'équipe de France, magnifiant parallèlement un exploit écossais qui redessine les équilibres du Tournoi à quelques journées de la fin.