Le grand retour de Romain Ntamack dans un choc du Top 14
Près de trois mois après son dernier match officiel, Romain Ntamack effectue son retour à la compétition ce dimanche soir. L'ouvreur du Stade Toulousain, qui a manqué le Tournoi des Six Nations, sera aligné d'entrée face à l'Union Bordeaux-Bègles lors de la 19e journée du championnat de France. Un face-à-face particulièrement attendu puisqu'il opposera Ntamack à Matthieu Jalibert, l'homme qui l'a remplacé avec succès chez les Bleus.
Un calendrier qui tombe à pic
Pour la troisième saison consécutive, le hasard du calendrier - déterminé par un algorithme - place la rencontre entre l'UBB et le Stade Toulousain juste après le Tournoi des Six Nations. Cette année, la coïncidence prend une saveur particulière avec le retour de Ntamack, absent des terrains depuis le 28 décembre dernier. Le joueur de 26 ans a enchaîné les blessures, d'abord à un rein puis à un ischio-jambier, le privant de cinq matchs de Top 14, deux rencontres de Champions Cup et surtout du Tournoi remporté par la France.
Jalibert, l'homme en forme
Pendant l'absence de Ntamack, Matthieu Jalibert a brillé sous le maillot bleu. Le Bordelais, jusqu'alors cantonné à des performances remarquables avec son club, a exporté son talent au plus haut niveau international. Fabien Galthié, le sélectionneur national, l'a même cité parmi les cinq meilleurs éléments français du Tournoi. Une performance qui a naturellement relancé le débat sur la hiérarchie au poste d'ouvreur en équipe de France.
La hiérarchie tricolore en question
Le sélectionneur national reste prudent sur la question. « Matthieu a remporté un titre avec nous. Romain en a gagné deux. Ce sont deux super mecs, mais ils ont le malheur d'être opposés par les médias. Nous aurons besoin des deux », a déclaré Galthié sur RMC. Pourtant, l'inversion des courbes est palpable : Jalibert monte en puissance tandis que Ntamack cherche à retrouver son meilleur niveau après une série de blessures.
Le long chemin de retour de Ntamack
La saison 2024-2025 a été particulièrement difficile pour l'ouvreur toulousain. Après une intervention chirurgicale à un genou l'été dernier, il a connu plusieurs rechutes qui ont limité son influence sur le terrain. Peato Mauvaka, son coéquipier, reconnaît l'enjeu : « Romain va vouloir montrer qu'il est toujours là et on va l'aider pour qu'il soit bien pendant le match ».
Une préparation intensive
Mathis Lebel, l'un de ses proches dans le vestiaire toulousain, assure que Ntamack a mis à profit cette longue coupure : « J'ai passé beaucoup de temps avec lui et il a optimisé son travail pour arriver le plus prêt possible. Je le sens affûté. Il s'est donné les moyens d'arriver physiquement prêt ». Virgile Lacombe, adjoint d'Ugo Mola, confirme cette détermination : « Il veut montrer rapidement qu'il sera prêt sur la fin de saison ».
Des perspectives ambitieuses
Le Stade Toulousain, leader du championnat avec douze points d'avance sur son poursuivant, et qualifié pour les huitièmes de finale de la Champions Cup, a de belles ambitions pour la fin de saison. La possible association d'un Ntamack et d'un Antoine Dupont à 100% de leurs moyens fait rêver les supporters. Mathis Lebel ajoute : « Quand on n'est pas d'une aventure comme celle qu'a vécue l'équipe de France, ça peut frustrer. Mais ça le frustrerait encore plus de ne pas être performant ou de ne pas aller chercher quelque chose avec le club ».
Ce dimanche soir à 21h05, tous les regards seront donc tournés vers ce duel d'ouvreurs qui dépasse le simple cadre d'un match de championnat. Pour Ntamack, il s'agira de prouver qu'il peut retrouver son niveau d'avant blessure. Pour Jalibert, de confirmer sa brillante forme internationale. Et pour les sélectionneurs, d'observer attentivement cette opposition qui pourrait influencer les choix pour les prochaines échéances du rugby français.



