Nîmes-Montpellier clôt une saison contrastée en Pro A féminine
La saison 2025-2026 de l'équipe de tennis de table féminine Nîmes-Montpellier s'est achevée sur des notes ambivalentes, mêlant satisfaction sportive et déception compétitive. Bien que l'Alliance ait atteint son objectif principal en se classant dans le top 6 du championnat de France Pro A, son élimination en quarts de finale face à Saint-Denis a laissé un goût d'inachevé.
Une élimination prématurée en quarts de finale
Le parcours de Nîmes-Montpellier a pris fin le mercredi 18 mars à Montpellier, après une seconde défaite consécutive face à Saint-Denis (3-1), scellant ainsi son sort en quart de finale. L'absence de Bruna Takahashi, la numéro 1 de l'équipe et du championnat, victime d'une otite infectieuse, a pesé lourdement sur les performances du collectif.
"Quand tu enlèves ta numéro 1 qui est aussi la numéro 1 du championnat, on ne s'est pas battus avec toutes nos armes", a regretté le coach nîmois Florian Habuda, soulignant l'impact déterminant de cette absence sur l'issue des rencontres.
Des sentiments partagés dans le camp nîmois
Alain Lauferon, le président nîmois, a exprimé sa frustration face à cette élimination précoce : "Ce quart de finale, contre Saint-Denis, on n'a pas l'impression de l'avoir joué, ça fait un peu gâchis". Il a toutefois tempéré cette déception en rappelant les aspects positifs de la saison : "D'une part, l'équipe accomplit sa meilleure phase régulière depuis qu'on est en Pro A, mais il y a aussi cette grande frustration du quart de finale".
Pour le dirigeant gardois, cette fin de parcours a comme "un goût de reviens-y", une expression qui résume parfaitement l'ambivalence des sentiments au sein du club.
Stabilité et ambitions pour la saison prochaine
Malgré cette élimination, l'avenir s'annonce serein pour Nîmes-Montpellier. Bruna Takahashi, la joueuse brésilienne star de l'équipe, a déjà confirmé sa présence pour la saison prochaine. "Tout le monde a resigné. On repart avec les mêmes (Takahashi, Hochart, l'Italienne Piccolin et la Suissesse Moret) et on est en discussion avec un profil plus jeune, type Léana (Hochart, 17 ans)", a annoncé Alain Lauferon.
Cette stabilité de l'effectif constitue un atout majeur pour le club, qui vise désormais des objectifs plus ambitieux. Florian Habuda, le coach, ne cache pas ses aspirations : "Depuis trois saisons, on ne cesse de progresser, se rapprocher des premières places. L'objectif, à terme, est de gagner le championnat".
Les défis à relever pour monter en puissance
Pour franchir un cap supplémentaire et concurrencer les meilleures équipes du championnat, Nîmes-Montpellier devra cependant surmonter certains obstacles. Florian Habuda a identifié un point faible : "Les équipes contre qui on se bat ont deux 'numéros 1'. Cette saison, derrière Bruna, il n'a pas manqué grand-chose à Léana".
Le club a également pris la décision de ne pas participer à la Coupe d'Europe (Women's Europe Cup) en 2026-2027, en raison d'un calendrier trop dense et de coûts prohibitifs. "Le calendrier est trop dense et ça coûte beaucoup trop cher", a justifié Florian Habuda.
Ainsi, la saison 2025-2026 de Nîmes-Montpellier restera comme un exercice de transition, marqué par des progrès significatifs mais aussi par des frustrations compétitives. Avec un effectif stable et des ambitions revues à la hausse, le club gardois abordera la prochaine saison avec la ferme intention de transformer l'essai et de viser les sommets du tennis de table français.



