Une défaite historique pour le Stade Montois à Oyonnax
Le Stade Montois a connu une soirée noire à Charles-Mathon. Les Landais, venus dans l'Ain avec une équipe profondément remaniée et rajeunie, ont concédé la plus lourde défaite de leur histoire en Pro D2 face à des Oyomen intraitables (73-7). Cette correction sans appel intervient à un moment crucial de la saison, alors que le club se prépare à accueillir Biarritz et Béziers pour deux rencontres capitales.
Une équipe jeune jetée dans l'arène
Coincé entre un déplacement amer à Angoulême (23-13) et les réceptions décisives contre Biarritz et Béziers, ce long voyage à Oyonnax représentait l'opportunité de préserver les cadres et titulaires habituels. Le Stade Montois, toujours privé de ses internationaux et d'une douzaine de blessés, a donc aligné sa jeune garde. Des joueurs comme Paillas, Abakar (premières titularisations), Lewille, Cassio (premières apparitions en professionnel), Robbe ou Darricau, tous membres de l'équipe Espoirs leader de sa poule d'Accession, ont été lancés dans le grand bain.
Malheureusement, cette équipe inexpérimentée n'a pas résisté à la puissance et à la domination sans partage des Oyomen, qui ont confirmé leur impressionnante victoire de l'aller (12-36). L'entraîneur Romain Mareuil avait pourtant expliqué en amont du match : « On met les joueurs que l'on a de disponible. Mais on va à Oyo avec l'intention de rendre une belle copie. » Les espoirs d'exploit se sont envolés dès la 5e minute.
Un calvaire en mêlée et une défense explosée
Dès le début de la rencontre, les difficultés ont été palpables. Sur la troisième mêlée du match, le pack montois et sa première ligne de moins de 21 ans ont volé en éclats (5-0). Le calvaire en mêlée fermée a continué, avec Oyonnax qui s'est offert le bonus offensif dès la 20e minute grâce à un troisième affrontement victorieux (12-0, 14e puis 17-0, 20e).
Le succès à cinq points a été sécurisé cinq minutes plus tard grâce à Lebreton sur ballon porté (24-0, 25e). La seule éclaircie dans la nuit montoise fut un remarquable 50-22 de Canut permettant aux Landais d'investir les 22 mètres pour la première fois (30e), mais cette occasion s'est soldée par une touche gâchée.
Malgré quelques signes de résistance - un alignement qui se signale sur un contre (38e), une mêlée qui commence à opposer du répondant (51e) - l'ensemble est resté approximatif. Les avants aindinois, surpuissants, ont insisté pour une cinquième réalisation signée Couly après mêlée et pick and go (31-0, 48e).
Onze essais encaissés et une situation comptable alarmante
Les trois-quarts oyomen ont ensuite participé à la fête, se faisant un malin plaisir d'exploser une défense à l'agonie. Le Stade Montois a finalement concédé onze essais (73-0, 78e), preuve de l'écart de niveau abyssal entre l'ex-pensionnaire de Top 14 et les jeunes pousses jaune et noir bien trop vertes.
Le jeune Cassio a évité la « Fanny » à la dernière minute en inscrivant l'unique essai montois (73-7), mais cela n'a pas suffi à éviter la plus large défaite de l'histoire du club en Pro D2. Cette deuxième défaite sans point consécutive complique sérieusement la situation au classement.
Avec la victoire de Dax contre Provence (33-21), les Stadistes comptent désormais six points de retard sur le premier non relégable Béziers. Pire encore, Carcassonne est revenu à seulement deux points dans la lutte pour la dernière place. Face au BO puis l'ASBH à « Boni », la victoire ne sera plus une simple option mais une absolue nécessité pour éviter la relégation.



