La Rochelle s'incline à Bayonne et perd trois joueurs majeurs pour la fin de saison
La Rochelle battue à Bayonne, trois blessures graves

Une défaite coûteuse pour le Stade Rochelais à Bayonne

Le Stade Rochelais, surnommé les Jaune et Noir, a essuyé une défaite difficile face à l'Aviron Bayonnais ce samedi, sur le score de 26 à 15. Au-delà du résultat, c'est surtout la perte de trois joueurs majeurs, victimes de blessures graves, qui assombrit l'horizon du club à la caravelle pour la fin de saison.

Des absences qui pèsent lourd

Concrètement, La Rochelle a dû composer sans la magie et la vitesse de Davit Niniashvili, touché à la cheville, sans l'activité débordante de Levani Botia, blessé au mollet, et sans la présence physique imposante de Will Skelton, suspecté d'une rupture du tendon d'Achille. Ces trois hommes, de classe mondiale et très appréciés au sein du groupe, laissent un vide considérable. « Nous avons craqué », a reconnu l'arrière Dillyn Leyds dans la foulée du match, évoquant plus la gravité des blessures que le résultat lui-même.

Un manque de réalisme récurrent

Le match a mis en lumière les lacunes persistantes des Rochelais. Incapables d'accélérer et de conclure face à des équipes en infériorité numérique, comme ce fut le cas contre Bayonne qui a joué un temps à quatorze, ils ont encore une fois manqué d'efficacité. L'entraîneur des trois-quarts, Rémi Talès, ne cache pas son amertume : « C'est le manque de réalisme qui nous tue. On s'est créé je ne sais combien d'occasions mais on se précipite un petit peu, on perd le dernier ruck après un break car on manque de soutien. »

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Dillyn Leyds abonde dans ce sens : « Chaque match est un peu la même histoire : on fait trop de fautes dans les zones de marque, alors que ce sont des choses que l'on peut contrôler. » Cette incapacité à matérialiser la domination, déjà observée contre Pau ou Castres plus tôt dans la saison, handicape sérieusement les ambitions du club.

Un espoir malgré tout

Malgré ce tableau sombre, Rémi Talès refuse de baisser les bras. « Il y a encore de l'espoir et des matchs, le championnat n'est pas terminé. On ne peut pas baisser les bras à 6 journées de la fin ! », a-t-il déclaré. Le Stade Rochelais, actuellement bien placé pour viser le top 8 et une qualification pour la Champions Cup, devra néanmoins se montrer beaucoup plus clinique dans les rencontres à venir.

Le calendrier reste exigeant avec les réceptions de l'UBB, du Stade Toulousain et du Stade Français, ainsi que des déplacements périlleux à Perpignan, chez le Racing 92 et à Montauban. Le groupe, déjà éprouvé, devra apprendre à faire sans ses cadres blessés.

Tourner la page avec la Challenge Cup

Pour tenter de redonner le sourire, un groupe rajeuni, par choix et par nécessité, se rendra à Newcastle ce samedi pour disputer un huitième de finale de Challenge Cup. « C'est à nous de rester ensemble, soudés, pour essayer d'aller chercher quelque chose », espère Dillyn Leyds. Face au dernier de la Premiership anglaise, l'occasion est belle de créer une dynamique positive, mais elle nécessitera une bien meilleure maîtrise des fondamentaux.

La fin de saison s'annonce longue et semée d'embûches pour les Jaune et Noir. La défaite à Bayonne et les blessures des trois joueurs phares ont porté un coup dur, mais l'esprit combatif affiché par le staff et les joueurs laisse entrevoir une lueur d'espoir pour les dernières lignes droites du Top 14 et de la Challenge Cup.

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