Gabin Garault, talonneur du Stade Rochelais, titulaire pour le Crunch décisif à domicile
Gabin Garault titulaire pour le Crunch à La Rochelle

Gabin Garault, une résilience récompensée pour le Crunch à domicile

Le talonneur du Stade Rochelais, Gabin Garault, connaîtra un moment exceptionnel ce dimanche à 18h45. À seulement 19 ans, il sera titulaire au stade Marcel Deflandre face à l'Angleterre pour un Crunch décisif dans la quête du Grand Chelem. Cette titularisation représente l'aboutissement d'un parcours semé d'embûches pour le jeune joueur, longtemps handicapé par les blessures.

Un parcours marqué par l'adversité

L'année 2025 a été particulièrement difficile pour Gabin Garault. Remplaçant de dernière minute à Toulon en janvier 2025 à l'âge de 18 ans, il subit alors une entorse acromio-claviculaire qui le prive du Tournoi des Six Nations U20 et de plusieurs apparitions en Top 14. Sélectionné malgré tout pour la Coupe du monde avec les Bleuets, il dispute trois matchs dont la demi-finale, mais une blessure aux ischios l'empêche d'enchaîner.

Le talonneur mesurant 1,87 m pour 109 kg doit attendre décembre pour jouer son unique match avec les Espoirs. Cette succession de contretemps rend sa montée en puissance d'autant plus remarquable lors de ce Tournoi 2026, où il enchaînera une troisième titularisation consécutive.

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La reconnaissance du staff et une préparation minutieuse

Cédric Laborde, le manager des Bleuets, souligne l'évolution du joueur : « Gabin a pris le temps et il a bien évolué. Il a été bien accompagné par le Stade Rochelais, qui lui permet de s'entraîner avec les pros. Il est en train de prendre de l'assurance et de montrer ses qualités, dont son explosivité. Il commence à marquer les joueurs, il lance très bien – il est à 100 % –, il a gagné sa place. »

Garault lui-même explique sa préparation rigoureuse après sa blessure aux ischios : « J'ai été blessé pendant environ trois mois et demi, mais on a vraiment super bien bossé avec les préparateurs physiques. Je voulais que cette blessure me serve à quelque chose, j'avais besoin de travailler le cardio et de m'épaissir sur le haut du corps. Quand je suis arrivé au stage, je pense que j'ai rarement été autant en forme dans ma vie. »

Un match chargé d'émotions et d'enjeux

Jouer ce match crucial devant ses proches à La Rochelle représente une joie immense pour le Niortais : « C'est un beau panier garni, quelque chose d'énorme. En plus, il y aura toute ma famille, tous mes amis. C'est une finale, un potentiel premier titre pour moi. Les ramasseurs de balle du match sont des enfants de Niort… C'est beaucoup d'émotion, ça fait quatre mois que je pense à ce match. »

Le joueur reste cependant concentré sur l'objectif : « Forcément, je suis obligé de rester focus sur l'entraînement. Un Grand Chelem, c'est l'aboutissement du Tournoi, quand on est petit, on en rêve tous. Ce rêve peut se réaliser si on met tous les ingrédients. »

L'affrontement rêvé contre les Anglais

Gabin Garault avoue une fascination particulière pour cette opposition : « Il y a cinq ou six ans, si on m'avait demandé une image d'un match international à jouer, ça aurait été France – Angleterre. Depuis tout petit, c'est le match que j'ai toujours regardé avec le plus d'intérêt. Les Anglais, c'est une équipe qui m'a toujours beaucoup animé. »

Malgré la défaite de l'équipe de France A en Écosse qui a rappelé la difficulté de la quête du Grand Chelem, le talonneur assure : « On le prépare très sérieusement, quelque chose a changé aux entraînements, on est tous tournés vers cet objectif. Personne ne part du principe que c'est déjà fait. »

Entre attachement à Niort et amour pour La Rochelle

Le jeune homme vit douloureusement les difficultés de son club formateur, Niort, qui a déclaré forfait général en Nationale : « On a pas mal échangé avec Charles Kante Samba sur ça. C'est un vrai coup sur la tête. Dès que j'ai un week-end de libre, je vais à Niort pour voir les matchs… C'était un peu une échappatoire d'aller regarder les copains jouer, c'est toute mon enfance. »

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Pourtant, son cœur balance désormais entre ses origines et son club actuel : « Je suis très attaché à mes origines donc au début j'étais chauvin pour Niort. Mais je me suis pris d'amour pour ce club qu'est le Stade Rochelais, qui est juste exceptionnel. Ça fait quelque temps que mon stade de rêve c'est quand même Deflandre. Espinassou est le stade de mon enfance mais celui qui me fait vraiment rêver, c'est Deflandre… »

Ce dimanche, Gabin Garault aura l'occasion de concrétiser ce rêve sur le terrain, porté par une ferveur locale et la perspective d'un Grand Chelem historique.