Amaia Turnaco, du surnom 'Petit Taureau' à l'élite du handball national
Cadre indéfectible de l'équipe U18 puis de la réserve de Côte Basque en Pré-nationale et en N3, Amaia Turnaco a pris un nouveau virage dans sa carrière. Elle évolue désormais à Bordes, en Béarn, où elle suit ses études en parallèle de son engagement sportif. Son surnom, 'Petit Taureau', résume parfaitement son tempérament puissant, exigeant et parfois volcanique, selon Jérôme Dolosor, son ancien entraîneur à Côte Basque.
Un tempérament de feu et une rigueur exemplaire
Jérôme Dolosor énumère les qualités d'Amaia Turnaco : « Elle ne lâche jamais rien et peut s'énerver, mais toujours contre elle-même. Jamais contre les autres. Elle ne supporte pas de rater, parce qu'elle veut toujours faire mieux. » L'arrière, formée au Sukil'hand à Cambo, a quitté Côte Basque pour s'établir à Pau, afin de boucler sereinement son master. Concilier sport et études demande beaucoup de rigueur, concède-t-elle. À l'époque, elle enchaînait cours à Tarbes et entraînements le vendredi à Bayonne.
Désormais, elle vise l'obtention de son Capeps (certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive). « J'essaie de travailler une heure par jour avant de rejoindre l'entraînement, le soir. » Sa coach à Bordes a fait preuve de compréhension en lui concoctant un planning aménagé, avec trois séances au lieu de quatre, et en réduisant la voilure en période d'examen.
Une intégration rapide et des défis ambitieux à Bordes
Amaia Turnaco s'est rapidement épanouie du côté de Bordes, décrivant l'environnement comme très familial. « Cette expérience est très enrichissante mais demande davantage de rigueur. Le niveau est plus élevé, les déplacements plus importants. Tout cela demande beaucoup d'énergie et me pousse à élever mon jeu. » Bordes, de retour au sein de l'élite amateur après deux saisons au purgatoire, cherche à se maintenir en N1.
« Comme l'enjeu est important, la motivation est d'autant plus forte pour réussir à se maintenir. Nous travaillons dur. Pour le moment, rien n'est encore joué. » À ce jour, une seule formation descendrait par rapport aux relégations administratives de Mérignac et Bergerac. « Pour l'instant, nous restons concentrées et ne comptons pas sur les résultats des autres. »
Retour émouvant à Côte Basque et liens durables
Lors du match aller contre CBHB (32-24), Amaia Turnaco a pu renouer avec le Palais des sports de Lauga. « C'était un peu comme si je revenais à la maison. Évidemment, en tant que compétitrice, j'aurais voulu gagner ou au moins proposer une belle prestation. Je pense que nous avons quand même été à la hauteur dans l'engagement et la combativité, qui sont les valeurs de l'équipe de Bordes. Nous espérons faire mieux au retour, tout en restant lucides face à un groupe de Côte Basque solide et expérimenté. »
Le club de Côte Basque restera cher à son cœur, elle qui était présente au lancement de l'aventure en août 2019. « CBHB a largement contribué à faire rayonner le hand féminin au Pays basque. J'ai tissé des liens très forts avec une grande partie des filles, avec qui je suis régulièrement en contact. » Avec son ex-manager aussi, Jérôme Dolosor, qui ajoute : « C'est sans doute la joueuse que j'ai coachée le plus longtemps. Ces cinq saisons ont été riches en émotions, en travail et en progrès. Amaia a su s'imposer comme une véritable leader. Son comportement a été exemplaire, son attitude irréprochable. D'un simple regard, elle comprenait de suite ce que je voulais lui transmettre. Elle savait si j'étais satisfait ou non et ajustait aussitôt son jeu. J'aurais aimé la garder plus longtemps mais je suis fier et heureux de la voir jouer au niveau qu'elle mérite aujourd'hui. »
Le prochain match oppose Bordes (11e avec 22 points) à Côte Basque (7e avec 33 points), ce samedi à 19h45 à la salle René-Nativité de Bordes, arbitré par MM. Neves et Bonnet.



