Tomás Albornoz, symbole du RCT : entre ombre et lumière face à Perpignan
Albornoz, reflet des contradictions du RCT contre Perpignan

Une prestation contrastée pour l'ouvreur toulonnais

Totalement éteint en première période ce samedi après-midi face à Perpignan, à l'image de son équipe, Tomás Albornoz a petit à petit sorti la tête de l'eau pour finalement se montrer percutant lors de la dernière demi-heure. Une performance suffisante pour l'ouvreur argentin, malgré la nouvelle large défaite du RCT (20-36) au stade Aimé-Giral ?

Arrivée anticipée et débuts prometteurs

Arrivé fin décembre 2025 sur la rade, soit six mois plus tôt que prévu, Tomás Albornoz disputait son neuvième match avec Toulon. Le demi d'ouverture argentin, né au cœur de San Miguel de Tucumán, avait débuté en trombe. Ses premiers crochets, il les avait d'ailleurs fait subir aux pensionnaires de l'Usap, à Mayol, juste après Noël.

Depuis, le soufflé est quelque peu retombé. Et des prestations de choix, il a bien eu du mal à en aligner. Pourtant, à Aimé-Giral, l'ouvreur était le seul Toulonnais de la ligne d'attaque à avoir été maintenu par Pierre Mignoni après le lourd revers face au Stade français.

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Des difficultés d'organisation évidentes

Déchargé des renvois par Melvyn Jaminet, souvent aidé côté occupation dans le jeu courant par Ben White ou le même Melvyn Jaminet, il s'est pourtant montré très peu précis lorsqu'il a eu à organiser le jeu. Son incompréhensible coup de pompe en plein cœur du jeu (16e) en est le témoin.

Doté d'un fort caractère malgré sa discrétion, l'Argentin n'est pas du genre à lâcher… ni à rechigner à la tâche en défense. Auteur de six plaquages (pour un seul raté), Tomás Albornoz est doucement entré dans son match.

Des éclairs de talent en seconde période

En revanche, quand il est en phase avec ses coéquipiers, ça se sent. D'abord tranchant à la récupération d'une envolée de Setariki Tuicuvu (57e), il a ensuite perforé lui-même le rideau défensif catalan (65e). Finalement trop esseulé sur ses initiatives personnelles au cœur du jeu, il s'est fait pénaliser à un moment clé (72e).

Malgré tout, avec ses 107 mètres parcourus, ses deux franchissements et ses six défenseurs battus, Tomás Albornoz ressort avec les meilleurs statistiques côté toulonnais.

La confiance maintenue de Pierre Mignoni

« Tomás est un super joueur, répond directement Pierre Mignoni. Il a une adaptation un peu difficile par rapport au Top 14 et son changement de vie. Il est très critiqué, mais il se bat. Il a un cœur monstrueux. Il faut qu'autour de lui, les joueurs l'aident. Quand tout le monde travaille et met la marche avant, il est dominant, il fait les bons choix, il casse les lignes, des plaquages et met beaucoup d'incertitudes sur les défenses. »

Un symbole des contradictions toulonnaises

Tomás Albornoz est-il le symbole même de ce Toulon ? Plongé dans la pénombre pendant 50 minutes, mais capable de rayonner sur la dernière demi-heure ? Tant de variations qui font qu'au fond, il est difficile de le juger.

Encore trop peu influant sur le jeu toulonnais, l'Argentin aura, à l'image de son équipe, un temps refusé de mourir à Perpignan. Et si ce RCT-là n'est pas vraiment encore enterré, sa survie s'est grandement compliquée.

Il est déjà temps de préparer la suite… et Tomás Albornoz semble avoir les clés du camion rouge et noir. Pour prolonger la lecture sur le RCT et ses défis dans le Top 14.

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