Les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 constituent un « gros défi au niveau opérationnel », a affirmé Christophe Dubi, directeur exécutif des JO au Comité international olympique (CIO), lors d’une conférence de presse tenue le 13 juillet 2026. Il a souligné que la ville californienne, déjà hôte des Jeux en 1932 et 1984, devra relever des défis inédits liés à sa taille, sa densité et son infrastructure vieillissante.
Un contexte urbain complexe
Los Angeles est une métropole tentaculaire où les déplacements sont notoirement difficiles. Avec plus de 13 millions d’habitants dans l’agglomération, les organisateurs devront gérer la mobilité de 15 000 athlètes, des milliers de journalistes et des millions de spectateurs. Dubi a insisté sur le fait que « le système de transports en commun de Los Angeles n’est pas au niveau de celui d’autres villes hôtes récentes comme Tokyo ou Paris ». Selon lui, des investissements massifs seront nécessaires pour moderniser les lignes de métro et de bus, ainsi que pour coordonner les flux de circulation.
Sécurité et logistique : des priorités absolues
La sécurité est un autre point critique. Les États-Unis sont confrontés à une menace terroriste persistante, et Los Angeles a connu des incidents de violence armée par le passé. Dubi a déclaré que « le CIO travaille en étroite collaboration avec les autorités fédérales, étatiques et locales pour garantir un environnement sûr ». Il a également mentionné que le budget alloué à la sécurité pourrait dépasser les 2 milliards de dollars, un montant record pour des Jeux d’été.
La logistique des sites olympiques pose également problème. Contrairement à Paris 2024 qui a concentré la plupart des épreuves dans un périmètre restreint, Los Angeles prévoit d’utiliser des installations dispersées sur tout le bassin, du centre-ville à Santa Monica en passant par Long Beach. « La distance entre certains sites peut atteindre 50 kilomètres, ce qui complique la planification des transports pour les athlètes et le public », a expliqué Dubi.
Un héritage à construire
Malgré ces défis, le CIO reste optimiste. Dubi a rappelé que Los Angeles a déjà prouvé sa capacité à organiser des Jeux réussis en 1984, qui avaient généré un excédent financier. « L’expérience de 1984 est un atout, mais le monde a changé. Nous devons innover », a-t-il ajouté. Les organisateurs misent sur des technologies vertes et des infrastructures temporaires pour réduire les coûts et l’empreinte carbone.
Le comité d’organisation local, dirigé par Casey Wasserman, prévoit d’utiliser des stades existants comme le SoFi Stadium (capacité de 70 000 places) et le Los Angeles Memorial Coliseum, qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture. « Nous voulons minimiser les constructions neuves et maximiser l’utilisation des équipements existants », a précisé Dubi.
Un calendrier serré
À deux ans des Jeux, le compte à rebours est lancé. Dubi a souligné que « les principaux chantiers doivent être lancés dès 2027 pour être prêts à temps ». Il a également évoqué la nécessité de former 100 000 bénévoles et de recruter des milliers d’employés temporaires. « Le défi humain est aussi important que le défi technique », a-t-il conclu.
Les Jeux de Los Angeles 2028 se dérouleront du 14 au 30 juillet 2028. Ils seront les premiers aux États-Unis depuis Atlanta 1996, et les troisièmes à Los Angeles après ceux de 1932 et 1984.



